News du mardi 14 mai 2013
Google rend hommage au casse brique d'Atari
Si vous trouvez que ce mois de mai a encore trop de jours travaillés, Google a pensé à vous ou s'est plutôt amusé à sa manière à rendre hommage au fameux casse brique (Breakout) d'Atari sorti il y a 37 ans.

Amusez vous à cliquer sur le lien suivant ou à faire une recherche sur le terme "atari breakout" dans la section image de Google et la fenêtre se transformera en un Breakout fonctionnel.
Bon jeu :)
Google augmente encore ses tarifs de stockage
Souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an : en plus de 1 Go gratuit sur Google Drive, 1 Go sur Picasa et 7 Go sur Gmail, Google proposait une offre d'extension de la capacité de stockage particulièrement agressive, puisqu'il ne facturait que 5$ par an et par tranche de 20 Go supplémentaires, partagés entre tous les services. Mais ça c'était avant...
Il y a un an, Google revoyait une première fois son offre, avec plus d'espace gratuit (5 Go partagés entre Drive et Picasa et 10 Go dédiés à Gmail) et de nouvelles extensions qui augmentaient l'espace de Gmail jusqu'à 30 Go (quel que soit le forfait) et celui de Drive/Picasa à 30 Go pour 2.5$, 100 Go pour 5$ ou 200 Go pour 10$... mais par mois. Une belle inflation du tarif à l'époque, qui rendait alors Google bien moins agressif par rapport à ses concurrents.
Et rebelote, Mountain View vient de nouveau de revoir sa grille tarifaire à la hausse. Comme l'an dernier, la hausse de prix est masquée par une offre gratuite plus intéressante, qui passe à un espace unifié de 15 Go pour l'ensemble des services. Ainsi, tous les utilisateurs peuvent profiter de leurs 15 Go, quelle que soit la répartition de leurs données entre Gmail et Google Drive. Mais pour ceux qui avaient besoin de plus d'espace, les tarifs perdent à nouveau en attractivité : le forfait à 2.5$ mensuel est supprimé et celui à 5$ n'inclus plus que 100 Go d'espace partagé, au lieu de 100 Go de Drive et 30 Go de Gmail...
En l'espace d'un an et quelques jours, Google a donc réussi à faire passer le ticket d'entrée de 5$ par an à 5$ par mois pour ceux qui ont besoin d'un peu plus d'espace que celui offert gratuitement... Soit tout de même une multiplication par 12 du tarif, presque en toute discrétion et sans trop faire de vagues...
Il s'agit toutefois d'une bonne nouvelle pour certains concurrents, qui auront moins de mal à s'aligner sur les tarifs de Google, tout du moins pour les offres payantes (l'offre de base risque de leur faire mal par contre, peu de services proposent un tel espace gratuitement...).
Culture-Acte 2 : la fin de l'Hadopi, de nouvelles taxes, etc.
Hier, Pierre Lescure et son équipe ont rendu leur rapport sur l'adaptation du secteur culturel au numérique, après neuf mois de travaux sur le sujet.
Le rapport propose de nombreuses mesures, allant de l’évolution de la répression du téléchargement illégal à de nouveaux moyens de financements, en passant par une modification de la chronologie des médias et un renforcement du rôle du CSA.
Outre un élargissement de son domaine de compétence aux médias numériques, le CSA hériterait ainsi d’une bonne part des compétences actuelles de l’Hadopi, qui serait démantelée : observation des pratiques culturelles en ligne, mise en place de services culturels conventionnés (le successeur du label PUR ?) que les FAI auraient obligation de distribuer, encadrement des DRM, réponse graduée… Au passage, la réponse graduée serait quelque peu allégée. Le rapport préconise en effet de garder l’actuel mécanisme d’avertissements, mais une fois les trois avertissements atteints, point de transmission au parquet (sauf en cas de suspicion d’activité lucrative), mais une simple amende administrative de 60€… Voilà qui risque de réduire encore l’efficacité d’un dispositif onéreux et qui n’a pas fait ses preuves en trois ans de service… Cet allégement ne serait d’ailleurs qu’une première étape, avant une suppression de la riposte graduée envisagée d’ici 3 à 5 ans. Pile à l’heure pour entrer dans le débat des prochaines présidentielles…
Avec cet élargissement du périmètre du CSA, la neutralité du net risque pour sa part de ne pas être à la fête. Ainsi, des services audiovisuels en ligne « conventionnés » s’engageraient à des quotas d’exposition des œuvres françaises et européennes, en contrepartie de quoi ils bénéficieraient notamment d’accès prioritaires sur les réseaux des FAI… Ces services, mais aussi les services publics audiovisuels, bénéficieraient de plus d’une certaine garantie de visibilité, en obligeant les FAI à les distribuer, ou encore en rendant obligatoire leur inclusion dans les interfaces des terminaux (TV connectées par exemple).
Du côté de la chronologie des médias, le rapport évoque une disponibilité des films sur les services de VOD conventionnés au bout de 3 mois seulement pour la VOD à l’acte et 18 mois pour la VOD par abonnement, contre respectivement 4 et 36 mois actuellement. Il appelle également les diffuseurs à assurer une disponibilité rapide des séries étrangères sur les plateformes de VOD et à la télévision. La fin du décalage d’une à deux saisons, si ce n’est plus, qu’on observe encore trop souvent aujourd’hui ?
Sur le plan financier, la mission Lescure propose diverses mesures pour faire rentrer un peu plus d’argent dans les caisses de l’État et du secteur culturel, mais aussi pour supprimer certaines règles fiscales assez illogiques :
- appliquer la TVA française sur les services en ligne étranger lorsque le consommateur est situé en France (règle déjà prévue par la loi, avec entrée en vigueur au 1er janvier 2015),
- appliquer le même taux de TVA pour les distributions physiques et les distributions numériques,
- assouplir la liste des services bénéficiant de la TVA à taux réduit,
- plafonner le montant de la RCP en fonction du prix HT du produit concerné,
- assujettir le « cloud » à la RCP,
- assujettir les recettes publicitaires de la TV de rattrapage à la taxe sur les éditeurs de services de télévision,
- étendre la taxe sur la VOD aux services de VOD étranger qui s’adressent à une clientèle française, mais aussi aux services de VOD gratuits financés par la publicité, aux boutiques d’applications et aux constructeurs de terminaux connectés,
- remplacer la taxe sur les distributeurs de services de télévision perçue auprès des FAI par une taxe sur le chiffre d’affaire global,
- mettre en place une taxe sur les appareils connectés pouvant stocker ou lire des contenus culturels.
Les revenus ainsi dégagées seraient utilisés notamment pour l’aide à la création, via divers types de subventions, pour l’indemnisation de la copie privée, l’aide à la numérisation des œuvres existantes, la mise en place d’une rémunération minimale pour les artistes, etc.
Enfin, le rapport prévoit diverses mesures visant à faciliter l’accès aux œuvres numériques pour les bibliothèques (gestion collective, DRM pour les prêts…) ou encore à pérenniser l’accès aux œuvres dans le temps en imposant une obligation d’exploitation numérique.
Notez bien que tous ces points ne sont pour l’instant que des propositions, et qu’il faudra donc encore attendre de longs mois avant de voir émerger quelque chose de concret, une fois que le processus législatif aura fait son œuvre.
Google songe à bannir Facebook Home de son OS
Plutôt que de lancer son propre mobile, Facebook a lancé sous Android "Facebook Home". Il s'agit d'une modification de l'inteface d'Android entièrement dédiée à Facebook. Si elle a eu du mal à s'imposer elle a dépuis sa sortie été téléchargée plus d'un million de fois et cela ne semble pas du goût de Google.
Sundar Pichai le nouveau patron de la division Android de Google n'excut pas la possibilité qu'il ne soit plus possible à Facebook de proposer son interface maison dans l'avenir. Tout n'est pas clair ni surtout tranché dans ses propos mais il semble mal à l'aise sur le sujet. Google semble tiraillé entre sa volonté de laisser Android ouvert tout en voulant éviter qu'un concurrent dérangeant ne puisse le détourner à son profit ou faire de l'interface une usine à gaz.
A priori le statu quo sera tenable tant que Facebook n'utilisera pas trop ce vecteur pour faire passer sa publicité, mais il semble évident que si cette interface fait trop d'ombre au business modèle de Google elle aura toutes les chances, pour une raison ou une autre de passer à la trappe. Pour le moment Google n'a pas grand chose à craindre, Facebook Home même téléchargé 1 million de fois a attiré bien plus de critiques que de louanges.
Un capteur assez sensible pour détecter la pression à travers le métal
La société Peratech a annoncé avoir réussi à concevoir un capteur de pression tellement sensible qu'il peut détecter un contact à travers une épaisseur de métal de 0,1mm ou de verre de 0,5mm. Il est tout aussi possible de cacher ces capteurs derrière du plastique et même du bois. Ces capteurs sont conçus à partir de particules conductrices nanométriques réparties uniformément dans un gel polymère isolant. Quand la moindre force est appliquée dessus ces particules s'approchent assez pour laisser passer des électrons par un effet de tunnel quantique. Les capteurs n'ont que quelques microns d'épaisseur et on peut leur donner n'importe quelle forme.
Cette invention offre de nouvelles perspectives qui ne devraient pas déplaire à Apple puisque l'on pourrait par exemple dans un iPhone retirer tout bouton et par exemple intégrer ceux du volume directement dans l'antenne où ils ne seraient plus matérialisés que par une gravure dans cette dernière.
On pourrait aussi imaginer de mettre au dos d'un iPhone ou d'un iPad des boutons invisibles qui serviraient à faire monter descendre ou tourner les pages ou encore à faciliter la prise en main pour jouer.
Microsoft prêt à tout pour croquer Nook Media LLC
Nook Media LLC est la division de Barnes & Noble fabriquant la liseuse électronique portant le même nom et concurrente des Kindle. Selon TechCrunch Microsoft serait prêt à mettre 1 milliard de dollars sur la table pour l'acquérir.
Ce serait un moyen pour Microsoft de prendre rapidement des parts du marché des tablettes alors que Barnes & Noble avait déjà annoncé (probablement dans le but de passer à l'OS de Microsoft) sont intention de se passer d'Android en 2014.
Cette rumeur n'est pas tellement surprenante sachant qu'il y a maintenant énormément de monde sur le marché des tablettes, probablement trop pour qu'à terme tous puissent se faire une place suffisante pour assurer des profits. C'est certainement le début d'une contraction du nombre d'acteurs de ce marché. A terme il y aura des fusions et plus encore des abandons. Face à ce phénomène inévitable Microsoft se doit au plus vite d'acquérir une place suffisante pour atteindre le seuil de rentabilité de son OS mobile et avoir la masse critique sans laquelle il faudra continuer à faire des mains et des pieds pour que les développeurs daignent s'intéresser à ses produits.
Les autorités américaines achètent des malwares en masse
Reuters rapporte que certaines instances gouvernementales américaines seraient devenues les plus grosses clientes des hackers qui développent des malwares et découvrent des failles de sécurité dans les logiciels. Plutôt que de les encourager à contacter les éditeurs pour combler ces failles elles les payent au contraire afin de les taire afin de pouvoir les exploiter.
Ce comportement inquiète fortement la communauté spécialisée dans la sécurité qui craint que nombre de spécialistes talentueux ne soient ainsi incités à passer du côté sombre de ce domaine et pourquoi pas devenir mercenaires en proposant au plus offrant leurs découvertes.
On arrive à un point où Internet est devenu le principal vecteur de guerre froide et où certains membres du Congrès considèrent que les menaces liées aux attaques sont devenues plus préoccupantes que le terrorisme tel qu'on le connaissait jusqu'à maintenant. On peut dans une certaine mesure le comprendre et en mesurer l'ampleur alors que de très nombreuses attaques commencent à porter sur les infrastructures essentielles comme la distribution d'électricité. Toute attaque majeure paralysant l'alimentation électrique pourrait avoir une incidence létale sur les populations.
On en est certainement qu'au début de cette cyberguerre et elle a toute les chances de s'amplifier sachant que le ton monte entre les Etats-Unis et en particulier la Chine dans ce domaine.
Bloomberg trop curieux avec ses clients
Bloomberg est une société incontournable dans les millieux de la finance. Elle publie sans cesse des informations devenues capitales pour les marchés financiers. Afin d'avoir toujours les informations les plus fraîches, ces millieux n'hésitent pas à acheter à la société des terminaux spécifiques et à payer de coûteux abonnements annuels.

Il en coûte environ 1600$ par mois et malgré ce prix, Bloomberg a plus de 300 000 clients à ce service.
Un lièvre a été levé à son sujet. Il s'avère que les journalistes de Bloomberg avaient jusqu'à tout récemment accès à la base de données des clients mais aussi à leurs historiques en temps réel de consultation, ce qui leur permettait par recoupements d'analyser les intérêts de ces clients pour certaines informations et d'en déduire à leur tour des informations pertinentes.
Devant la découverte de ce problème considéré comme grave, Bloomberg a coupé cet accès à ses journalistes mais le mal est probablement déjà fait et les millieux de la finance, très secrets et discrets, s'inquiètent fortement de ce qu'ils considèrent comme un espionnage de leur travail.
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