News du vendredi 07 juin 2013
Free officialise son offre VDSL2+
Free vient d'envoyer le communiqué suivant:
Dès aujourd'hui, les abonnés équipés de la Freebox Révolution situés dans les départements de la Dordogne et de la Gironde et dont la ligne est éligible (NRA en annexe) bénéficient automatiquement, sans surcoût et sans avoir à changer d'équipement d'un accès VDSL2.
Les autres NRA de ces départements seront éligibles au VDSL2 dans les prochains jours. Free étendra cette innovation technologique aux autres départements dégroupés sur le territoire métropolitain dès que l'autorisation sera délivrée.
Le VDSL2 permet des débits allant jusqu'à 90 Mbp/s en réception et jusqu'à 25 Mbp/s en émission. Ainsi, sans attendre, grâce à cette technologie, un grand nombre d'abonnés Free profitera d'une forte amélioration des débits. Cette innovation illustre la volonté de Free de proposer à ses abonnés l'ensemble des technologies d'accès internet disponibles : l'ADSL, le VDSL2 et la fibre optique (FTTH).
Avec la Freebox Révolution, compatible VDSL2 et FTTH, Free dispose à ce jour du plus important parc installé de box compatibles avec le très haut débit. Au fur et à mesure de son déploiement, la fibre optique (FTTH) améliorera encore et généralisera l'accès au très haut débit.
Ce n'est pas une surprise après les annonces de SFR. Free se devait de communiquer aussi sur le VDSL2. Les deux régions citées sont celles où les tests en grandeur nature ont été autorisés. Pour le reste de la France il faudra attendre cet automne.
PS: Merci à ceux qui en bénéficieront de nous tenir informés de leurs débits ainsi que des conditions de leurs lignes, longueur et affaiblissement.
[Mise à jour] Etats-Unis: la NSA espionne tous les clients de Verizon
Le Guardian a mis la main sur un document qui risque de provoquer un séisme politique aux Etats-Unis. Il s'agit d'une décision de justice frappée du sceau top secret. A la demande du FBI, le jugement oblige l'opérateur Verizon à communiquer de manière systématique à la NSA des informations sur ses abonnés.
Ces informations concernent la localisation des mobiles, la durée des appels avec les numéros entrants et sortants, qu'ils soient internationaux ou locaux, l'IMSI des mobiles....
Bien que le contenu des communications ne soit pas dévoilé, les informations sont suffisantes pour tracer de près n'importe quel abonné. Ce type de décision de justice est exceptionnel étant donné qu'il ne cible pas un individu ou un groupe, mais toute une population sachant qu'il est probable (mais non prouvé) que les autres opérateurs américains aient à fournir les mêmes informations.
[MàJ] Sans grande surprise, le Wall Street Journal confirme que tous les opérateurs américains ont les mêmes contraintes. Cela dépasse même la téléphonie mobile puisque les fournisseurs d'accès doivent aussi fournir des logs sur les échanges mails. Ils ne comprennent pas les contenus mais par exemple leur taille.
Déjà les politiques se scindent en deux camps, ceux qui défendent ces mesures et annoncent qu'elles ont permis de limiter les attaques terroristes et d'autres qui les dénoncent disant lutter contre elles en secret depuis des années.
Intel présente un prototype de clé Thunderbolt
Comme beaucoup de constructeurs, Intel était bien entendu présent au Computex, et y a présenté un prototype original d'un nouveau type de périphérique : une clé Thunderbolt.

D'une capacité de 128 Go, la clé est approximativement de la taille d'une grosse clé de voiture et se branche directement sur un port Thunderbolt (sans câble).
Selon Intel, il s'agit de la clé la plus rapide du monde, mais le constructeur n'a pas donné le moindre chiffre pour appuyer ces propos (on peut toutefois s'attendre à des débits de l'ordre de 500 Mo/s, une valeur classique pour un SSD SATA de 128 Go), et n'envisage d'ailleurs même pas de commercialiser ce produit, qui n'est là que comme démonstration technologique à destination des autres constructeurs.
Même si les performances sont exceptionnelles, on peut toutefois s'interroger sur l'avenir commercial d'un tel produit. En effet, l'intérêt d'une clé est généralement d'échanger facilement des fichiers d'un appareil à l'autre, et il vaut donc mieux privilégier une compatibilité la plus large possible, plutôt que les performances pures, et ce d'autant plus que les clés USB 3.0 atteignent déjà d'excellents débits, les meilleurs dépassant largement les 200 Mo/s en lecture et les approchant grandement en écriture.
Dans l'état actuel du marché, ce prototype fait donc un peu penser à la clé FireWire lancée il y a quelques années, qui n'avait pas connu le succès, sans doute à cause de sa compatibilité trop limitée...
SSD : 1.6 To aussi chez ADATA
Après Toshiba, c'est au tout de ADATA de présenter un SSD de 1.6 To, à l'occasion du Computex. Au format 2.5", comme le modèle Toshiba, le ADATA SX2000 se distingue par son contrôleur SandForce de nouvelle génération proposant directement une interface PCI-E 2.0 4x.

Branché via un connecteur SFF-8639 (connecteur destiné aux fonds de panier des serveurs, avec la possibilité d'accueillir indifféremment des unités de stockage PCI-E, SATA ou SAS), il offre du coup des performances largement supérieures à celles du SSD Toshiba, avec 1.8 Go/s promis aussi bien en lecture qu'en écriture. Notons quand même qu'il s'agit là probablement du débit sur des données compressibles, et qu'il sera donc moindre avec des données non compressibles, comme d'habitude avec les contrôleurs SandForce. En aléatoire, le Toshiba est également largement surpassé, avec jusqu'à 200 KIOPS sur des lectures de 4 Ko.
En plus du modèle 1.6 To, il sera proposé dans des capacités de 100, 200, 400 et 800 Go.
Encore plus fort, ADATA a également présenté le XNP280E, qui offre les mêmes performances que le SX2000, mais dans un format bien plus compact, puisqu'il s'agit d'une simple barrette NGFF M2, le format développé par Intel pour des SSD destinés à des ultrabooks. Elle sera déclinée en trois capacités : 128 Go, 256 Go et 512 Go.
Il faudra par contre sans doute attendre encore un an avant de voir le XNP280E sur le marché, faute de machines compatibles, tandis que le SX2000 devrait être disponible dès cet automne.
Mieux que le Kinect ou le Leap Motion, le Wi-Fi
Suivant la veine de Minority Report et devant le succès rencontré par le Kinect de Microsoft, une partie de l'industrie électronique ne jure plus que par des systèmes capables de capter la gestuelle pour contrôler et interagir avec des tas d'appareils.
Des étudiants de l'Université de Washington ont réussi ce qui ressemble à une prouesse en utilisant les ondes Wi-Fi d'un routeur comme support de communication.
En substance, un routeur Wi-Fi baigne d'ondes en permanence son environnement. Tout mouvement dans ce champ provoque une perturbation de ces ondes et les chercheurs ont été capables de les détecter et de les interpréter.
Ils sont déjà arrivés à gérer 9 gestes différents sur 5 personnes simultanément, avec un taux de réussite de 94%. C'est très impressionnant alors que les appareils utilisés n'étaient pas du tout destinés à cet usage au départ.
L'intérêt de ce système par rapport aux autres c'est que sa portée est très importante, pratiquement autant que la portée du routeur, de quoi, d'un geste, contrôler un appareil même s'il est dans une autre pièce.
Les premiers Xeon Haswell
En mars dernier Intel avait dévoilé par erreur sa gamme de Xeon Haswell.

Elle a été officiellement lancée sans changement. Pour rappel ce sont des Xeon E3. Pour résumer les choses, ce sont des processeurs pratiquement identiques aux Core ix Haswell destinés aux machines de bureau avec en plus le support de certaines fonctions comme la gestion de l'ECC. Ils ont au maximum 4 cœurs et il est impossible d'en mettre plus d'un sur une carte mère.
Si Apple les utilise, ce sera uniquement dans une machine professionnelle d'entrée de gamme. Pour le reste, la société attendra soit l'arrivée des E5 Haswell soit utilisera les modèles encore basés sur l'architecture Ivy-Bridge. Dans tous les cas l'apport d'une solution graphique intégrée simplifiera grandement l'intégration du Thunderbolt sur la carte mère puisqu'il ne sera plus nécessaire de trouver le moyen de récupérer le signal envoyé par la carte graphique de manière forcément complexe et alambiquée.
Retour sur le 802.11ac
Tout semble maintenant indiquer qu'Apple va adopter la norme ou plutôt le brouillon de la norme 802.11ac. La preuve la plus concluante en est la présence de pilotes dédiés dans OS X 10.8.4. D'autres rumeurs sur les futures machines et même l'arrivée d'une nouvelle gamme AirPort compatible corroborent cette informations. Il est donc temps de vous faire un petit rappel sur cette norme.
D'un point de vue fondamental elle est très proche du 802.11n, utilisant les mêmes plages de fréquence, et le même système MIMO, qui permet de cumuler la bande passante de plusieurs canaux.

Elle adopte toutefois une technologie appelée Beamforming qui permet à l'électronique de diriger les ondes vers les appareils qui sont connectés. Ainsi, le cône d'ondes est plus focalisé, ce qui permet d'augmenter de manière significative la portée et grâce à d'autres artifices aussi les débits.
Dans les faits, des tests comparatifs ont permis de montrer que les débits du 802.11ac sont multiplés par 3,5 par rapport au 802.11n. Mais c'est surtout la portée qui est considérablement augmentée et l'on a encore à près de 100m d'une borne une connexion de très bonne qualité, équivalente à ce que l'on a en 802.11n à une dizaine de mètres.
Apple devrait donc en faire un argument commercial pour le lancement de ses nouveaux Mac à commencer par le MacBook Air. A priori, si rien ne change il gardera une puce 2 x 2, ce qui devrait lui permettre d'atteindre les 800 Mbits/s. Les produits AirPort devraient être compatibles avec la norme en 3 x 3 et donc atteindre les 1,2 Gbits/s, débit que l'on devrait pouvoir partager avec le reste de la gamme quand il sera disponible.
Etant donné le peu de gain de performance pure de Haswell, Apple devrait montrer la supériorité des nouveaux MacBook Air au niveau de la vidéo embarquée, de l'autonomie et des débits Wi-Fi, ce qui somme toute est déjà énorme et très pertinent pour une machine destinée avant tout à la mobilité maximale.
La neutralité du net vue par l'Europe
Dans de nombreux pays la neutralité d'internet est de plus en plus malmenée, que ce soit par les autorités, qui souhaitent avoir des outils pour contrôler les contenus, ou par les opérateurs, qui voudraient pouvoir gérer leur bande passante en fonction de ce qu'elle leur coûte.
Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission Européenne responsable de la stratégie numérique, a donné son opinion sur le sujet. Pour elle, il ne faut pas brider internet, qui est un espace démocratique. Elle a un plan axé en plusieurs parties.
- Il faut que les opérateurs innovent sans cesse pour fournir de meilleurs services. Il ne faut pas que les clients soient sollicités à payer plus pour avoir droit à une qualité qu'ils sont en droit d'attendre.
- Les contrats doivent être totalement transparents. Ainsi, les opérateurs ne doivent plus se contenter de parler de débits maximum théoriques liés à la technologie utilisée mais être précis sur ce qu'on peut avoir tout en étant plus simples à déchiffrer.
- Les consommateurs doivent pouvoir changer facilement d'opérateur sans avoir à payer des frais excessifs ou de trop importants obstacles.
- Parmi ces obstacles au changement d'opérateur il faudra par exemple pouvoir mettre en place un système de portabilité ou de conservation des adresses mail.
Comme toujours ce sont des projets ou des souhaits qui mettront peut-être des années à devenir effectifs car tous les opposants à ces mesures vont démarrer leurs campagnes de lobbying pour bloquer le projet.
Lenovo va fabriquer des PC aux Etats-Unis
L'annonce d'Apple, une société américaine, de faire revenir une partie de sa production de machines aux Etats-Unis a largement été saluée là-bas. On se demande comment passera l'annonce de Lenovo de commencer à assembler des machines sur le sol américain.
La société a déjà engagé 115 personnes pour travailler sur ses chaînes de production, qui seront basées en Caroline du Nord. Bien que l'automatisation soit très poussée, ce ne sont donc pas des millions de machines qui sortiront de ces chaînes d'assemblage.
Il est probable que la décision de Lenovo de produire des machines aux Etats-Unis (et certainement aussi Apple) est liée à la frilosité de plus en plus importante des autorités à utiliser des produits électroniques fabriqués en Chine, craignant qu'ils contiennent des portes dérobées. Si c'est bien le cas, Lenovo pourra espérer ainsi ne pas perdre l'énorme marché de l'administration américaine. On peut présumer que ses chaînes de production seront scrutées à la loupe pour vérifier que tous les composants seront sans risque, ce qui est plus facile à dire qu'à faire, le firmware d'une carte réseau pouvant receler de quoi donner accès à une machine...
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