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MacBidouille

News du mardi 06 novembre 2012

[Mise à jour] Apple songe réellement à se passer d'Intel

On a souvent entendu des rumeurs selon lesquelles Apple aurait un prototype de MacBook Air fonctionnant sur une puce ARM. L'idée en soi n'est pas saugrenue, les processeurs ARM sont maintenant puissants et le seront de plus de plus, de quoi probablement d'ici quelques temps proposer une machine portable honorable pour certains marchés.
Les choses iraient en fait plus loin chez Apple, et la société chercherait à se passer à terme d'Intel. Ce n'est pas pour tout de suite, et il faudra probablement au moins quelques années, mais ce serait un des projets de la société.

Ce n'est pas surprenant, Apple a bien maintenu, même pendant les belles années du PowerPC, une version Mac OS X tournant sur des processeurs x86, ce qui a assuré une transition en douceur.
La convergence de Mac OS X et d'iOS plaide aussi en faveur d'un éventuel passage à l'acte. Il ne faudrait certainement pas beaucoup de temps pour compiler une version desktop d'iOS adaptée aux interfaces habituelles.

Il restera bien entendu un problème à gérer, celui de la transition. Avec Rosetta et la puissance des processeurs Intel, elle s'est faite en relative douceur, Apple remplaçant chaque coeur PowerPC par deux coeurs Intel. La chose sera autrement plus complexe avec des puces ARM, qui sont encore et pour longtemps très loin d'avoir la puissance des processeurs Intel. Vouloir faire de l'émulation x86 sous ARM serait plus un fantasme qu'une réalité envisagée, sauf si Apple se rapprochait par exemple d'AMD pour inclure des instructions x86 dans une puce ARM, mais cela ruinerait une bonne partie de ses avantages.

[Màj] C'est au tour de Bloomberg de donner un peu plus de corps et de relancer cette rumeur. Apple songerait bel et bien à faire du tout ARM, mais pas avant au moins 2017. D'ici là les puces ARM auront largement progressé, peut-être assez pour proposer des machines très puissantes, mais totalement incompatibles avec le X86. En effet, s'il était possible de faire du rosetta PPC avec des puces Intel bien plus puissantes, ce serait un exploit de faire de l'émulation X86 efficace avec de l'ARM. On y perdrait dans la foulée un facteur 4 à 6 de la puissance CPU.
Notre autre crainte si Apple passe au tout ARM est que la société en profite pour fermer totalement son environnement à la sauce iOS, de quoi faire douter et réfléchir à un switch inversé même les plus fanatiques de la pomme. 

USA : les parts de marchés des OS mobiles stagnent

Tous les mois depuis plusieurs année, comScore publie les parts de marché qu'il a mesuré pour les différents OS mobiles dans le parc installé aux États-Unis.

Les derniers chiffres publiés, ceux de septembre, sont assez singuliers : pour la première fois depuis très longtemps, aucun des quatre principaux systèmes n'a connu de variation significative de sa part de marché. Android reste en tête avec 52.5% (-0.1% sur un mois), suivi d'iOS avec 34.3% (inchangé), BlackBerry avec 8.4% (+0.1%) et Windows avec 3.6% (inchangé).

 

Le nombre total de smartphone ayant augmenté, atteignant 119.4 millions d'unités (+2.7M sur un mois), tous les systèmes ont connu une augmentation de leur parc, ce qui est également une première depuis un bon moment. Android atteint 62.7M (+1.3M), iOS 41M (+1M), BlackBerry 10M (+0.3M) et Windows Phone 4.2M (+0.1M).

Cette accalmie dans la guerre des parts de marché devrait toutefois être de courte durée, puisqu'on peut s'attendre à un retour à la hausse de la part de marché de l'iPhone suite au lancement de l'iPhone 5, pas encore pris en compte dans les derniers chiffres de comScore.

Contrôleurs SSD : Intel de retour aux affaires ?

Lorsqu'il a lancé ses premiers SSD, les fameux X25, Intel avait à l'époque opté pour une solution entièrement maison, avec un contrôleur conçu en interne et de la mémoire issue d'IMFT, sa joint-venture avec Micron (maison mère d'un acteur de choix sur le marché des SSD : Crucial).

Après une seconde génération qui n'embarquait qu'une évolution mineure de ce contrôleur maison, Intel avait changé de modèle économique, en lançant des nouveaux SSD basés sur des contrôleurs tiers de chez Marvell et Sandforce.

Mais le fondeur n'a visiblement pas dit son dernier mot sur les contrôleurs, puisqu'il vient d'annoncer une nouvelle série de SSD destinés au secteur professionnel, les DC S3700, qui embarquent à nouveau un contrôleur Intel, couplé à une large cache (jusqu'à 1 Go) et de la mémoire MLC-HET (High Endurance Technology) gravée en 25nm.

Doté de 8 canaux, ce SSD SATA 6 Gbit/s est annoncé pour 500/460 Mo/s en lecture/écriture séquentielle, 76/36 KIOPS en lectures/écritures aléatoires de 4 Ko. Intel promet également des performances très stables, avec un temps d'accès promis comme inférieur à 0.5ms pour 99.9% des requêtes unitaires et moins 1ms/15ms en lecture/écriture avec une queue de 32 requêtes.

Le contrôleur gère également le chiffrement des données en AES-256 et le SSD est doté d'un système de protection des données en cas de perte d'alimentation (probablement un condensateur offrant une capacité suffisante pour vider le cache).

Ces SSD seront lancés au premier trimestre 2013, en six versions différentes : 100, 200, 400 et 800 Go en 2.5" et 200 et 400 Go en 1.8". Les tarifs seront plutôt élevés, à 235, 470, 940 et 1880$ en 2.5" et 495 et 965$ en 1.8".

Sharp est au bord du gouffre

Sharp a annoncé que si un événement radical ne se produisait pas en sa faveur très rapidement elle allait droit dans le mur.
La société a de très sérieux doutes sur sa capacité à survivre dans sa forme actuelle. Elle mise toutefois assez gros sur sa technologie IGZO pour arriver à se démarquer de la concurrence et relancer ses ventes.
Pour rappel, on raconte qu'Apple avait compté sur ces écrans pour lancer ses iPad Retina et que faute de pouvoir compter sur une production suffisante de la part de Sharp, Apple avait retenu un compromis plus traditionnel, avec un écran LCD plus classique mais plus gourmand en énergie.
L'IGZO est un matériau qui permet de créer des transistors transparents qui s'opposent bien moins au passage de la lumière que les transistors classiques, ce qui permet d'avoir une meilleure luminosité, même avec un système de rétro-éclairage moins puissant.

Foxconn avait pendant un temps été en pourparlers avec Sharp afin de s'associer dans la fabrication et la production d'écrans. L'accord avait échoué, Foxconn devenant très gourmand devant un Sharp aux abois. Plus récemment encore Sharp a fait des appels du pied, visiblement sans succès, à Apple, Google et Microsoft afin qu'ils investissent de l'argent et aient en échange un accès privilégié à ses technologies de pointe encore inabouties.

Snow Leopard en passe de devenir le Windows XP d'Apple

Pour Microsoft, Windows XP a été l'OS de l'hégémonie mais est ensuite devenu pour la société un boulet, refusant de mourir malgré l'arrivée (du médiocre) Vista et même avec celle de Windows Seven. Contre toute attente, les consommateurs, en particulier les professionnels, refusaient de migrer, considérant que XP leur suffisait largement et qu'il était assez éprouvé pour ne pas tenter le diable. Cela a obligé Microsoft à revoir à de nombreuses reprise la date de la fin de son support et même à proposer à ceux qui achetaient des version ultérieures le droit à revenir vers lui.

Dans une certaine mesure, on est en passe de connaître la même chose avec Mac OS X Snow Leopard.

Bien que sorti en juin 2009 et remplacé par Lion en juillet 2011, qui lui même a été remplacé par Mountain Lion plus récemment, il fait de la résistance. Il y aurait encore près de 30% des Mac qui tourneraient sous cette "vieille version de Mac OS X".
D'un point de vue pratique on peut le justifier par plusieurs raisons. Pour commencer, la plus évidente, il y a encore un gros parc de Mac Intel qui ne peut passer à des versions plus récentes et qui n'a pas encore envie de partir à la benne. Une autre chose est capitale, Snow Leopard est la dernière version à supporter Rosetta. S'il peut paraître obsolète, sa disparition implique pour nombre de personne l'abandon ou le coûteux rachat de logiciels qui fonctionnent encore très bien, comme les anciennes suites CS d'Adobe.

D'un point de vue plus polémique, mais nous l'assumons, les évolutions depuis Snow Leopard n'ont pas changé beaucoup de choses à l'expérience utilisateur. Certes, selon la terminologie d'Apple, on a droit à près de deux fois 200 nouveautés entre 10.6 et 10.8, mais au quotidien elles ne sont pas fondamentales, loin de là, et utiliser aujourd'hui Mac OS X 10.6 n'a rien d'handicapant au quotidien.

Bien entendu la problématique sera moindre pour Apple. Le parc de machine concerné n'a pas de commune mesure avec celui des PC sous XP à sa belle époque et Apple a de toute façon l'habitude de tourner la page et ne s'embarrasse pas à chercher la compatibilité avec ses anciens OS. Mathématiquement, ne serait-ce que parce qu'il est impossible de l'installer sur un Mac depuis la sortie de Lion, ses parts de marché vont baisser, mais il faudra certainement encore deux à trois ans pour qu'il devienne insignifiant, sauf bien entendu pour ceux qui auront encore des Mac tournant parfaitement dessus.

Apple retire les applications donnant accès aux Emoji sous iOS

Les Emoji sont les Smileys qui ont connu d'abord un fort développement au Japon avant de se répandre partout dans le monde (comme sur nos forums).

iOS ne les supportant pas au début, puis mal ensuite, de nombreux développeurs ont lancé des applications permettant de les utiliser sans limitations sur les iPhone.
iOS 6 apporte enfin leur support complet, et ce sont ces éditeurs de logiciels qui en font les frais. Certains d'entre eux ont reçu une missive d'Apple qui les informe que puisque cette fonction est maintenant supportée par iOS 6 leur application n'a maintenant plus d'intérêt ce qui contrevient avec des règles de l'App Store.
Visiblement, seuls ceux ayant des logiciels totalement redondants avec iOS 6 ont reçu ce courrier. Mais même dans ce cas, ils ne doivent certainement pas apprécier de se voir ainsi chassé de la boutique en ligne d'Apple. Il aurait peut-être été préférable qu'Apple crée une section de logiciels considérés comme obsolètes au moins pour ceux qui ne pourront pas passer sous iOS 6. 

Samsung va pouvoir cuisiner Phil Schiller pendant 3 heures

Faute d'avoir Tim Cook lui-même, Samsung, dans le cadre des épilogues liés à la perte de son procès face à Apple aux Etats-Unis, aura le droit de cuisiner de soumettre Phil Schiller à une séance de questions qui pourra durer jusqu'à 3 heures.
Le juge a accepté la demande de Samsung de pouvoir interroger de nouveau le vice-président Senior d'Apple parce que son témoignage précédent aurait montré des incohérences dans certaines réponses. Samsung souhaite maintenant les lever et obtenir dans la foulée la levée de l'interdiction de vente de ses produits.
Bien entendu, le juge sera présent durant cet interrogatoire, ainsi certainement que nombre de juristes d'Apple. 

Un disque hybride de 5 mm d'épaisseur

L'Agence des Sciences de Singapour et sa division de stockage ont annoncé avoir réussi à développer un disque dur hybride de seulement 5 mm d'épaisseur.

Malgré sa finesse et la présence d'un unique plateau, il atteint la capacité de 1 To et a une cache SSD de 32 Go. Selon ses fabricants, il consommerait deux fois moins d'énergie qu'un disque dur 2,5" classique.

Aucune information n'a été donnée sur ses performances, mais il y a fort à craidre que sa mécanique soit plus lente que celle des disques plus volumineux. Il faudra voir si la mémoire Flash permettra de le rendre quand même performant. Tout dépendra surtout des algorithmes qui seront utilisés pour la gestion des données car ils doivent être aussi prédictifs que possible, ce qui n'est pas simple, surtout dans un disque à la puissance de calcul forcément limitée.

L'Europe va recycler des fréquences 3G pour la 4G

Le spectre des fréquences est très embouteillé, ce qui crée des problèmes à ceux qui en ont besoin, surtout les opérateurs de téléphonie mobile, mais aussi le rend très chères.
Afin de faciliter le déploiement de la 4G, l'Europe a annoncé son intention d'autoriser l'utilisation de certaines fréquences actuellement exploitées pour la 3G pour un usage en 4G.
Les fréquences en question sont comprises dans les bandes 1920-1980 MHz et 2110-2170 MHz. Les états ont maintenant jusqu'au 30 juin 2014 pour autoriser les opérateurs à en faire cet usage. 
C'est une bonne nouvelle pour les opérateurs à l'image de Free qui n'ont pas remporté assez d'enchères sur les bandes 4G pour déployer avec facilité un réseau très dense.

Il reste maintenant à savoir s'il sera possible de faire cohabiter les protocoles 3G et 4G sur les mêmes bandes de fréquences ou si la 4G va pousser très vite dehors la 3G. 

La bonne nouvelle est que l'on devrait à ce moment là pouvoir utiliser l'iPhone 5 en 4G en France.

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