News du mardi 30 octobre 2012
Scott Forstall va quitter Apple
Coup de tonnerre chez Apple. La société a annoncé que Scott Forstall, qui a été l'instigateur d'iOS et fut chargé de son développement avec le succès que l'on connaît quittera Apple l'an prochain.
Il va cesser de s'occuper d'iOS et aura pendant la période précédant son départ le rôle de conseiller de Tim Cook, ce que l'on peut qualifier de poste honorifique.
Il se murmure que son départ serait au moins en partie lié à l'application Maps d'iOS 6, qui a été lancée bien trop vite et trop tôt alors qu'elle était largement perfectible.
On notera que John Browett, qui était en charge des Apple Stores depuis le début de l'année a aussi été remercié. Dans ce cas, on peut présumer qu'il paye le malaise qu'il a provoqué dans les points de vente en voulant réformer profondément la manière dont les employés sont rémunérés.
Des ampoules compatibles iOS chez Philips
Depuis quelques années déjà, il existe des ampoules à LED multicolores pouvant générer de multiples teintes de lumière via une télécommande. Philips vient d'en dévoiler un nouveau modèle, qui a la particularité de pouvoir être contrôlé à distance via un appareil iOS.
Outre la possibilité de contrôler la couleur de l'éclairage depuis un terminal pommé, ces ampoules vont offrir de nouvelles possibilités, inenvisageables avec une simple télécommande. Ainsi, il sera par exemple possible d'éteindre automatiquement l'éclairage en quittant la maison ou de le rallumer en rentrant, grâce à la géolocalisation, tandis que l'ambiance lumineuse pourra s'accorder automatiquement à une source audio ou vidéo.
Ces ampoules seront distribuées dans les Apple Store, pour 199$ en pack de trois avec un contrôleur sans-fil pouvant gérer 50 ampoules ou à 59$ l'unité sans contrôleur. Un tarif élevé pour des ampoules, sans être excessif par rapport à d'autres modèles d'ampoules multicolores.
Premiers test du SSD 335 d'Intel
Il y a quelques années Intel a décidé de démocratiser les SSD et a lancé quelques temps après les X25-M. Ces disques ont bouleversé le marché des SSD et ont incité nombre de fabricants à se lancer sur ce segment.
Depuis, la mayonnaise a largement pris et Intel ne fait plus figure de leader sur ce marché, loin de là. La société n'en a pas pour autant décidé de se désengager et commercialise maintenant le 335, qui est une évolution mineure du 330. Il conserve son contrôleur SandForce SF-2281 et se contente d'adopter de la mémoire Flash gravée en 20nm, donc moins coûteuse. Certes, la différence est minime mais on peut saluer Intel qui contrairement à d'autres a décidé de changer la dénomination de son SSD et ne pas faire passer sous silence le changement de mémoire.
Au niveau des performances, le contrôleur SandForce gère bien cette mémoire et l'on arrive à des débits de 520 Mo/s en lecture et en écriture avec des données compressibles et 491/343 Mo/s avec des données non compressibles.
On trouve le modèle 240 Go du 335 à 180 euros TTC, ce qui est dans la moyenne. Mais à ce prix on peut avoir des modèles avec d'autres contrôleurs que les SandForce, qui commencent à dater.
Windows 8 ne relancera pas le marché de la RAM
Mauvaise nouvelle pour les fabricants de RAM, qui souffrent énormément depuis des années. Alors qu'ils attendaient une augmentation de la demande avec l'arrivée de Windows 8, il n'en sera rien. Selon IHS iSuppli, la hausse de la demande de RAM liée à l'arrivée du nouvel OS de Microsoft ne sera que de 8%, largement trop peu pour relancer le marché et créer une demande équivalente à l'offre.
La faute en revient à Microsoft qui a fait de gros efforts d'optimisation de son nouvel opus de Windows. Ce dernier ne demande pas plus de puissance ou de RAM pour fonctionner, au contraire.
En ayant (enfin) optimisé son système, Microsoft s'assure des ventes supérieures mais ne va pas faire du bien à l'industrie informatique.
Nexus : Google renouvelle et élargit la gamme
Ces dernières semaines, Apple a renouvelé l'intégralité de sa gamme iOS, et l'a étendue avec l'iPad Mini. Hier, c'était au tour de Google de renouveler sa gamme Nexus et de l'élargir.
Fidèle à son habitude, Google a fait appel à des constructeurs tiers pour deux nouveaux terminaux Nexus : le smartphone Nexus 4 et la tablette Nexus 10.
Confié à LG, le Nexus 4 reprend un design et des dimensions très proches de celui du Galaxy Nexus, avec un écran légèrement plus large : de 1280x720, il passe à 1280x768, avec une diagonale de 4.7". Embarquant un SoC quadri-cœur Qualcomm Snapdragon S4 Pro, il est équipé de 2 Go de RAM, de capteurs photo 8MP/1.3MP et d'une batterie (non amovible...) de 2100 mAh, rechargeable par induction. Il sera proposé sur le Play Store à un tarif agressif avec une version 8 Go (seulement) à 299€ et une version 16 Go à 349€. Pour ce prix, il faudra toutefois se contenter de la 3G HSPA+ à 21 Mbit/s, la 4G et la 3G Dual-Carrier ayant été sacrifiées au profit du prix...
Ayant perdu le marché des smartphones Nexus, Samsung se rattrape avec la tablette Nexus 10, une tablette 10" haute de gamme, avec un écran 2560x1600, un processeur double-cœur Samsung Exynos (Cortex-A15), un GPU Mali T604, 2 Go de RAM et des capteurs photo 5MP/1.9MP. Pas de recharge par induction sur ce modèle, mais un "chargeur magnétique" (qui a dit MagSafe ?). Elle sera proposée en 16 Go pour 399€ et 32 Go pour 499€, là encore sans possibilité d'extension mémoire. Aucune version 3G/4G n'a été annoncée pour l'instant.
Côté mini-tablette, Asus garde le marché, avec une Nexus 7 à peine revue : les capacités sont doublées à prix égal (16 Go pour 199€ et 32 Go pour 249€) et un modèle 32 Go 3G fait son apparition pour 299€. Le modèle 8 Go, que certains attendaient à un tarif revu à la baisse, est abandonné.
Sur le plan logiciel, c'est Android 4.2 (toujours baptisé Jelly Bean) qui fait son apparition, avec une version améliorée de Google Now, une nouvelle fonction baptisée Photo Sphere qui, comme son nom l'indique, va permettre de faire des photos à 360° dans toutes les directions, Gesture Typing (une "nouvelle" façon de taper au clavier, jusqu'à présent disponible via des logiciels tiers), des widgets sur l'écran de verrouillage, le support des écrans sans-fil Miracast (le standard promu par la Wi-Fi Alliance). Sur tablette, Android 4.2 introduit également une fonction très attendue : la gestion de plusieurs comptes utilisateurs.
Enfin, le service Google Music s'ouvre à une partie de l'Europe (dont la France), avec la possibilité de stocker gratuitement jusqu'à 20 000 titres audio. Le lancement en Europe sera associé à l'ajout d'une fonction clonant iTunes Match, pour éviter d'avoir à uploader les titres existants dans le Play Store.
Avec ces annonces, Google montre donc plus que jamais son envie de proposer un écosystème de plus en plus complet et cohérent (en espérant qu'il ne soit pas de plus en plus fermé...) pour venir concurrencer sur tous les terrains l'écosystème d'Apple, mais aussi et surtout celui d'Amazon, vu le positionnement tarifaire choisi par Google.
AUO annonce son écran 4,46" full HD
Le nouveau crédo des fabricants de mobiles est de proposer des appareils "Full HD". Il n'est donc pas surprenant qu'AU Optonics ait annoncé la mise en production d'un écran 4,46" doté d'une définition de 1920 x 1080. Il se démarque de la concurrence grâce à ses bords très fins, qui ne font que 1mm d'épaisseur, de quoi maximiser la surface affichable.
Comme tout bon écran maintenant, la partie tactile est directement intégrée dans la dalle, ce qui permet de gagner en finesse et en luminosité en retirant une couche de polymères.
Il est probable que d'ici l'an prochain on aura la même définition sur des écrans 4" et que ce sera alors la grande nouveauté annoncée pour l'iPhone 6.
Sharp se rapproche d'Apple, Google et Microsoft
Sharp est dans une situation délicate. Sur le papier la société est promise à un bel avenir avec ses écrans IGZO. Dans la réalité, elle est dans une passe financière délicate et manque de fonds pour sa R&D, surtout au niveau de la production.
Aux dernières nouvelles, Sharp se serait donc rapprochée d'Apple, Microsoft et Google afin de leur proposer un partenariat stratégique pour le développement des écrans LCD après que ses discussions avec Foxconn ont échoué.
Les trois sociétés américaines seront certainement tentées de mettre des billes dans Sharp pour bénéficier des meilleurs écrans possibles, mais elles n'apprécieront certainement pas de travailler ensemble pour produire en fin de compte des appareils concurrents. De plus, étant donné la vitesse où les choses avancent dans le domaine des écrans, si la technologie de Sharp est dépassée par un concurrent ou débouche sur une impasse, les investissements auront été perdus.
Apple semble renouer avec.... les pénuries
Jamais Apple n'a eu autant de succès, mais voilà fort longtemps que la société n'avait pas non plus connu tant de problèmes de logistique.
Par le passé on avait souvent eu des difficultés à avoir un nouveau Mac, surtout les portables, dont les délais de livraison dépassaient souvent le mois. Depuis, la société avait réussi se débarrasser de ces démons, surtout grâce à l'arrivée de Tim Cook, un spécialiste de la logistique qui avait revu de fond en comble les chaînes de production.
Depuis, on a connu ponctuellement des pénuries, surtout au niveau des iPhone, mais celle de l'iPhone 5 est encore plus forte. Il en va de même pour l'iPad mini, qui est en rupture de stock et il en sera de même pour les iMac.
Aux dernières nouvelles le procédé de soudure par extrusion de l'aluminium pose des problèmes à Apple. Ce procédé remplace la soudure classique obtenue avec de la chaleur par un système de très fortes pressions qui fusionnent les parties. Il est utilisé en aéronautique et visiblement il est plus difficile de souder ainsi une coque aux formes complexes qu'une aile d'avion.
Apple a probablement fait preuve de trop d'audace, trop vite, en voulant à tout prix se démarquer des concurrents avec des produits à la pointe. Souhaitons seulement que l'iMac ne rate pas les fêtes de fin d'année, très propices aux ventes.
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