News du lundi 30 mars 2009
L'Open CL en passe de gagner son pari ?
Lorsqu'Apple a annoncé que Snow Leopard utiliserait l'API Open CL, personne n'en avait entendu parler. Depuis les choses ont changé, et AMD a déjà commencé à faire des démonstrations de programmation GPGPU sur ses cartes via Open CL.
NVidia qui mise tout sur le CUDA a parlé de cette API. Pour commencer, ils ont rappelé qu'il était tout à fait possible d'accéder au CUDA via Open CL, mais ils ne se barrent pas le chemin d'une compatibilité native Open CL qui reste une possibilité pour le futur.
Techniquement, si tous les fabricants de cartes graphiques admettent l'Open CL comme standard et l'adoptent, les choses seront encore plus simples pour les programmeurs et les clients. N'importe quelle carte graphique sera capable de gérer les instructions et d'accélérer les traitements. Bien entendu, certaines seront meilleures à ce jeu que d'autres, mais la concurrence entre les fabricants de cartes se fera alors (tout comme maintenant pour les autres API) sur la qualité de leur produit et non pas leur capacité à imposer leur standard au détriment des autres.
Bien entendu, le grand vainqueur d'une unification serait Apple, aujourd'hui le principal promoteur d'Open CL
Où va Apple en France ?
L'affaire de la baisse forcée des marges de la FNAC que nous avons dévoilé vendredi a fait pas mal de bruit dans le monde Mac surtout parce qu'il vise à instaurer un nouvel ordre national dans la distribution physique des machines frappées de la pomme.
En gros aujourd'hui (il n'y a pas de chiffres publics) la FNAC est le premier revendeur national de produits Apple avec plus d'un tiers du volume global, suivi par le groupe Ebizcuss (iCLG), puis par les APR et pour finir par les autres revendeurs qui achètent en direct et des grandes enseignes comme Darty, Boulanger, Auchan... qui vendent du Mac de temps à autre.
Or, les premiers Apple Stores vont bientôt ouvrir, et il faut leur faire une place dans ce marché qui bien que loin d'être saturé reste hétérogène et mal structuré. Le but d'Apple est comme pour les marques de luxes de se démarquer des autres en préférant sélectionner au mieux les points où sont vendus leurs produits afin de les mettre en avant.
Ces manoeuvres ont commencé il y a deux ans avec d'un côté l'ouverture des Apple Shop au sein de la FNAC, magasins dans les magasins, et la reprise en main des Apple Centers qui ont été rebaptisés Apple Premium Resellers.
Cette politique de relance a été en grande partie un échec. Si les ventes de Mac ont augmenté, elles sont loin d'avoir suivi la croissance Américaine ou Anglaise et c'est certainement ce qui a incité Apple à faire de la France un pays prioritaire à l'ouverture de des propres boutiques. Aux dernières nouvelles, ils comptent en ouvrir 20 à 30, dont au moins 4 à Paris, et dans ce contexte les partenaires d'aujourd'hui seront les adversaires de demain.
Et c'est là que la nouvelle politique d'Apple entre en jeu. En fait, elle n'a rien de réellement nouveau, mais l'ouverture d'Apple Stores leur permet d'être en position de force:
- Affaiblir la FNAC en baissant ses marges alors que la demande de Mac reste forte, quitte à perdre des ventes le prix des machines étant plus élevé. Mais comme Apple remboursait une partie de la ristourne accordée ils ne perdront pas tant que ça en bénéfice. Le but est aussi de dissuader la FNAC de se battre lorsqu'un Apple Store ouvrira à côté de l'un de leur point de vente. Apple préfère qu'ils jettent l'éponge plutôt que de proposer à quelques pas de leurs boutiques des machines moins chères.
- Donner l'illusion aux APR qu'ils ont entendu leur multiples demandes d'équité avec la FNAC et dans un premier temps ils seront ravis de l'aubaine même s'ils risquent de déchanter plus tard également avec l'ouverture des Apple Stores qui draineront leurs clients et une partie du personnel.
Mais le plus important pour Apple aujourd'hui est d'éviter que tout revendeur puisse jouer à faire des prix sur ses machines. Officiellement en France, il est interdit à un constructeur de fixer et de bloquer les prix de ses produits. Apple a d'ailleurs perdu une procédure pour cette raison, mais ils ont trouvé un moyen de détourner la loi pour arriver au même résultat. Plutôt que de donner aux vendeurs une marge de X% sur chaque produit fixée dès le départ, ils pratiquent le système de la marge arrière. En résumé, ils proposent au départ une marge frontale de quelques pourcents, 2 à 3 ce qui interdit toute réduction, la vente à perte étant interdite. Le reste est concédé sous forme de marge arrière, en gros de 4 à 11% de plus en fonction des produits vendus, mais aussi d'autres critères comme la localisation du point de vente, son volume de vente, le nombre de boutiques du groupe, la présence ou pas des machines en exposition, de parquet au sol, de mobilier spécifique...
Vous l'aurez compris, la marge arrière est celle qui donne le pouvoir presque total à Apple sur son réseau de distribution. Soit on obéit, soit on gagne moins d'argent.
Mais là encore, l'arrivée des Apple Stores plane sur toutes les discussions entre Apple et ses revendeurs comme une ombre maléfique. C'est d'autant plus vrai que Store et revendeurs sont gérés par deux entités différentes sans concertations. Ainsi, alors que les responsables des APR les poussent à démultiplier parfois de manière étrange leurs points de vente, des projets d'Apple Stores sont en cours d'élaboration à peu de distance. Mais pour Apple ce n'est pas un problème. Ils ont aujourd'hui besoin d'annoncer l'ouvertures d'APR un peu partout quitte à les voir fermer ensuite lorsqu'ils n'auront plus besoin d'eux.
Bien qu'elle soit peut acceptable d'un point de vue moral, cette politique pourra marcher pour peu qu'une fois le premier Apple Store ouvert les autres suivent de près et ce sera certainement le cas. En revanche, les prochaines années promettent une transition difficile et douloureuse pour certains car Apple va reprendre sans la moindre considération pour les autres sa distribution en main comme ils l'ont déjà fait aux Etats Unis. Les seuls qui arriveront à résister seront soit dans des coins éloignés des boutiques d'Apple, soit ceux qui arriveront en force à se recentrer sur les marchés n'intéressant pas encore Apple comme celui des professionnels.
Sony abandonne la technologie FED
Ce n'est un secret pour personne que Sony va mal actuellement. Selon Engadget la technologie d'affichage FED (Field Emission Technologies) sera l'une des grandes victimes de cette crise.

Faute de pouvoir lever des fonds pour faire jaillir de terre l'usine capable de produire des écrans de ce type, Sony a annoncé son abandon. Il faut dire que même si ces écrans son meilleurs que les LCD sur le papier, ils auraient coûté bien plus cher, chose difficile à faire passer actuellement.
Heureusement les fans de technologie de pointe pourront se rabattre sur les téléviseurs LaserView.

En effet, après avoir arrêté brusquement la production de ses écrans sans aucune explication, Mitsubishi a annoncé qu'ils étaient de nouveau en fabrication, le problème qui les touchait ayant été réglé. Tous ceux qui ont eu la chance de voir ces écrans en vrai ont été unanimes sur leur qualité d'affichage qui laisse loin derrière tout ce qui est déjà commercialisé.
La FNAC offre Office Mac aux adhérents
Depuis vendredi dernier il n'est plus possible aux adhérents FNAC d'avoir la moindre ristourne sur l'achat d'un Mac. Afin de mieux faire passer la pilule et d'éviter la fuite de ses clients ailleurs l'enseigne propose actuellement aux adhérents qui leur achèteront un ordinateur Apple d'avoir pour un Euro de plus le Pack Office (Home et Student Edition) d'une valeur de 139€. C'est mieux que ce que propose l'Apple Store qui n'offre que 30€ de réductions sur ce même pack.
[MàJ] Nous ignorons s'ils ont reculé ou si seuls certains points de vente font cette promotion, mais elle n'est pas valable dans toutes les FNAC.
Deux procès pour Apple en Australie
Apple est actuellement mobilisé sur deux fronts juridiques en Australie:
- Le premier est motivé par un litige autour de la marque Mac Pro. Comme partout dans le monde, Apple a fait une demande de dépôt là bas pour le nom de son ordinateur. Cette demande a été opposée par une société qui utilise Mac Pro (Macpro Computers) comme nom d'enseigne depuis 1983 mais qui n'avait pas déposé ce nom et souhaite le faire maintenant. La justice va devoir décider qui des deux a les droits sur cette marque.
- La seconde est en fait la fin d'une histoire qui remonte à 2005 et qui suivait la faillite d'un gros revendeur de Mac Australien, Buzzle. Le liquidateur avait constaté qu'Apple avait continué à leur livrer des machines bien que leur situation soit déjà impossible à relever et dans le but de retarder au maximum la faillite qui leur faisait du tort. Le liquidateur considère qu'Apple en agissant ainsi s'était arrogé la position de soutient officiel et devrait donc annuler l'ardoise qu'ils ont laissé, soit 57 millions de dollars. L'affaire sera jugée le 27 avril.
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