News du jeudi 28 mars 2013
Les Français sécurisent insuffisamment leurs mots de passe selon l'IFOP
Alors que les problèmes de sécurité liés à des piratages de bases de données ont fait plusieurs fois l'actualité ces derniers mois, une étude de l'IFOP montre que les internautes français n'ont pas pour autant adopté de bonnes pratiques au niveau des mots de passe pour se prémunir des conséquences de telles attaques.
Ainsi, il apparait que 42% des internautes français continuent d'utiliser systématiquement le même mot de passe sur plusieurs services, malgré toutes les recommandations invitant les utilisateurs à utiliser un maximum de mots de passe différents. Etonnamment, les 18-24 ans, qui sont pourtant a priori plus au fait des nouvelles technologies, sont les mauvais élèves sur ce point, puisqu'ils sont 58% à réutiliser systématiquement leurs mots de passe, alors que seules 39% des plus de 35 ans procèdent de la sorte.
Des taux élevés qui s'expliquent par le fait qu'à peine 9% des internautes sont conscients de l'importance d'une bonne politique de mot de passe pour la protection de leurs données personnelles. Ils sont pourtant 88% à savoir qu'ils peuvent être victimes d'une intrusion...
Même si la proportion d'internautes utilisant un mot de passe unique semble baisser (elle était de 56% dans une étude menée par PC Tools il y a quatre ans), elle reste encore beaucoup trop élevée, ce qui montre qu'il y a encore de gros efforts à faire sur la sensibilisation des utilisateurs aux bonnes pratiques.
Rappelons donc quelques conseils de sécurité :
- utilisez des mots de passe différents au moins sur les sites donnant accès à des données sensibles et/ou personnelles (banques, mails, réseaux sociaux...),
- évitez d'utiliser un même couple login/mot de passe sur deux sites différents,
- utilisez les systèmes d'authentification à deux étapes quand c'est possible,
- sur les sites les plus sensibles, changez de mot de passe régulièrement,
- attention également aux questions secrètes trop simples, surtout face à une connaissance mal intentionnée...
Encore un nouveau 27", chez Fujitsu
Après avoir vivoté pendant deux ans, le marché des écrans 27" 2560x1440 est en pleine explosion depuis quelques mois, avec l'arrivée de nombreux nouveaux modèles, basés sur les dalles IPS de LG ou PLS de Samsung, et des prix qui sont désormais largement en dessous des 1000€, et tendent même vers la barre des 500€ pour les modèles les moins onéreux.
C'est désormais à Fujitsu de proposer un nouveau modèle, le P27T7-LED. Basé sur la dalle LG, qu'on retrouve notamment dans les écrans Apple et Dell, il se distingue au premier coup d'œil par son design : les lignes sont très classiques, mais la carcasse est teinte en blanc cassé, une couleur devenue assez inhabituelle dans le domaine des écrans, où le noir et le gris règnent en maîtres.

Il devrait aussi se distinguer de certains de ses concurrents par la fidélité de ses couleurs, avec un calibrage en usine pour offrir un deltaE inférieur à 2 et par son équipement complet, avec quatre entrées vidéo (VGA, DVI, HDMI 1.4a, DisplayPort 1.2), un hub USB 3.0 quatre ports, deux enceintes de 2W, une sortie casque et bien sûr, un pied ergonomique, permettant le réglage de la hauteur, de l'inclinaison et la bascule en mode portrait ou paysage.
Il a fait une brève apparition sur la boutique en ligne de Fujitsu pour un peu plus de 650€ avec une garantie de trois ans sur site, contre 640€ pour l'ancien modèle, le P27T6.
Des fibres optiques plus rapides en préparation
A de nombreuses reprises, nous vous avons parlé des améliorations apportées dans les systèmes de transmission des données dans des fibres optiques. Les fibres en elles-mêmes n'ont pratiquement pas changé. Elles sont devenues plus fines, plus souples mais les données continuent à transiter dedans à une vitesse inférieure d'un tiers à C, la vitesse de la lumière, donc aux alentours de 200 000 km/s.
Des chercheurs ont annoncé avoir réussi à fabriquer une nouvelle génération de fibres optiques, qui permet d'atteindre 99,7% de la vitesse de la lumière. Pour simplifier les choses ils ont créé une fibre optique creuse à l'intérieur. La lumière y transite au lieu de sa périphérie, ce qui évite les pertes de vitesse.
L'intérêt de cette nouvelle fibre est de faire baisser la latence dans les longues connexions transatlantiques. Il y a encore pas mal de travail à effectuer pour éliminer le défaut de cette nouvelle fibre, un affaiblissement plus important qu'avec les fibres pleines.
Ensuite, il faudra attendre sa fabrication en masse et qu'elle soit tirée sous les océans, ce qui ne se fera que dans un avenir lointain quand cette fibre aura prouvé ses qualités.
La plus grosse cyber-attaque de l'histoire est en cours
On parle souvent de cyber-guerre et les attaques DDOS contre des sociétés sont monnaie courante, sans que l'on s'en aperçoive forcément. La plus grosse bataille de l'histoire d'internet est pourtant en train de se jouer. Elle voit s'affronter l'hébergeur Internet hollandais Cyberbunker, qui est un des plus laxistes au monde, autorisant tout sauf la pédophilie et le terrorisme, et de l'autre côté Spamhaus, qui lutte contre le Spam.
Cyberbunker a pris ombrage du fait que Spamhaus aurait décidé de le considérer comme nuisible et vecteur de nombreux maux d'Internet. En représailles à cette mise à l'index, Cyberbunker aurait recruté nombre de propriétaires de données pour lancer l'attaque la plus massive de l'histoire. Cette attaque DDOS représenterait un débit de 300 Gbit par seconde et s'en prendrait à Spamhaus et à nombre de serveurs DNS.
S'il n'y a pas de quoi bloquer le web, certains services peuvent subir des ralentissements à cause de cette attaque massive, contre laquelle il est très difficile de lutter.
[Màj] Pour être précis (merci aux lecteurs qui nous l'ont expliqué), l'attaque s'en prend aux serveurs DNS ouverts. Elle leur envoie une requête dont la réponse est plus longue que la demande ce qui provoque une amplification des données transitant et donc un engorgement.
Les différentes solutions graphiques de Haswell dévoilées
Décidément, Intel ne cesse d'avoir droit à des fuites ces derniers temps. En voici une nouvelle, qui est très intéressante. Elle concerne les différentes parties graphiques qui seront intégrées aux processeurs Haswell.

Il y en aura au total 6 modèles. Les séries 40x0 auront droit à 20 unités de traitement et les 50x0 en auront le double. Le plus intéressant est la présence sur le modèle 5200 d'une cache mémoire spécifiquement dédiée à cette partie graphique et qui devrait lui donner un gros coup de fouet, surtout quand CPU et GPU sont sollicités en même temps. Cette partie 5200 ne sera proposée que sur les processeurs les plus chers, des Core i7.
Nous avons hâte de voir ce que donnera un tel Core i7 dans un MacBook Pro 13". Elle risque de lui faire un bien énorme, lui qui n'a pas droit à une autre puce graphique plus puissante.
AMD : des cartes graphiques pour le Cloud
AMD a dévoilé ses nouvelles cartes Radeon Sky.

Ces cartes sont destinées à rejoindre les centres de données destinés au jeux vidéo via le Cloud. Elles vont faire des précalculs 3D, dont les résultats seront envoyés sur les PC bas de gamme mais surtout téléviseurs connectés, un marché balbutiant.
Le plus intéressant est ailleurs. Ces cartes supportent la technologie RapidFire, qui permet aux systèmes de virtualisation comme VMware ESX / ESXi et Citrix XenServer d'avoir un accès direct à leur partie matérielle et ainsi de faire du calcul natif dessus. C'est une possibilité que l'on attend depuis longtems en virtualisation grand public et qui permettrait par exemple de jouer sur un Mac sous OS X via une machine virtuelle Windows à un jeu, en profitant à plein des performances de la carte graphique sans faire d'émulation.
Il faudra certainement encore un moment pour que cette technologie soit disponible pour le grand public.
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