News du mercredi 27 mars 2013
[Mise à jour] Firmtek annonce un boîtier USB 3.0 ultra rapide
Firmtek a annoncé la commercialisation de son Miniswap U3.

Il s'agit d'un boîtier 2,5" USB 3.0 dans lequel il est très facile de placer ou d'échanger le disque dur.
Il se démarque surtout selon la société par ses performances, jusqu'à 443 Mo/s en lecture et 433 Mo/s en écriture avec un SSD de bonne facture. Ce sont des performances de très haut niveau pour un boîtier USB 3.0, qui fait ainsi mieux que nombre de boîtiers Thunderbolt dotés d'un disque unique.
Son prix, élevé pour un boîtier USB 3.0 mais acceptable étant donné ses performances, est de 99,95$.
[MÀJ] Il est dorénavant disponible chez Macway à 99,90 euros.
Apple préparerait des téléviseurs Ultra HD
Digitimes relance les rumeurs sur la sortie en 2013 de téléviseurs Apple. Elles évoluent un peu puisque la société aurait maintenant l'intention de proposer des produits 4K (3840 x 2160).
Ce serait un bon moyen de marquer le coup par rapport à la concurrence, quoi qu'Apple ne soit pas la seule société à vouloir se lancer sur la 4K. Nous ne pensions pas beaucoup de bien de téléviseurs dotés de cette définitions avant, nous n'allons pas les encenser maintenant qu'ils pourraient avoir une pomme dessus. Le seul avantage éventuel pour Apple dans ce cas serait de proposer aussi rapidement que possible dans la foulée des contenus compatibles via iTunes, pour ceux qui ont des connexions très haut débit.
Il ne reste plus qu'à espérer que les dalles de ces téléviseurs soient à la hauteur des attentes, et surtout de meilleure facture que celles des MacBook Pro Retina.
Enfin des femtocell chez Free Mobile ?
Si Free a été l'un des premiers opérateurs à évoquer publiquement la distribution de femtocells à ses clients, avant même que son offre mobile soit commercialisée, force est de constater qu'aujourd'hui il est le seul opérateur a ne pas en proposer...
Une situation qui pourrait bien changer cette année. En effet, Arcadyan Technology, un équipementier taïwanais, a annoncé qu'il allait bientôt commencer à livrer un opérateur français au rythme effréné de 3000 femtocell 3G par jour. Bouygues, Orange et SFR ayant déjà lancé leurs femtocells depuis un bout de temps, il y a peu de chances que ces opérateurs aient besoin d'un tel rythme de livraison, et il est donc très probable que ces livraisons soient destinées à Free Mobile.
Il n'y a plus qu'à attendre une confirmation officielle de Free, ainsi que les détails techniques de l'opération.
Pour rappel, les femtocells sont des mini antennes-relais, associée à quelques téléphones mobiles, qui permettent de couvrir l'intérieur d'un logement, en faisant transiter le trafic via la connexion Internet fixe. Elles sont particulièrement utiles pour ceux dont le logement est mal ou pas du tout couvert, mais peuvent aussi être utile dans un logement couvert, pour limiter la puissance d'émission des téléphones.
Xavier Niel fonde une école d'informatique
Après une première expérience il y a deux ans, avec sa participation au lancement de l'École Européenne des Métiers de l'Internet (EEMI), Xavier Niel se lance dans une nouvelle action dans le secteur de l'enseignement, avec l'ouverture prochaine de 42, une nouvelle école d'informatique au fonctionnement atypique. Il s'est associé pour l'occasion avec trois anciens cadres d'Ionis Education (propriétaire de deux autres écoles d'informatique, EPITA et Epitech).
Le fondateur de Free s'est montré très critique vis-à-vis du système éducatif français, qu'il considère trop coûteux dans le privé et inadapté au monde du numérique, tandis qu'il estime que le monde du travail est trop focalisé sur le diplôme et pas assez sur les compétences individuelles.
Pour remédier à la pénurie d'informaticiens en France et contourner ces défauts du système en place, 42 ambitionne de former 1000 étudiants par an, à l'issue d'une sélection rigoureuse : une présélection de 3 à 4000 candidats via un système d'évaluation en ligne, puis un stage intensif (15h d'informatique par jour pendant un mois !) à l'issue duquel 1000 élèves seront sélectionnés pour constituer la première promotion, qui débutera ses cours en novembre 2013, pour une durée de trois à cinq ans.
Aucun diplôme préalable n'est requis pour être admis dans cette école, la seule condition pour participer aux sélections étant d'être âgé de 18 à 30 ans. Des élèves plus jeunes pourront éventuellement être admis, à condition d'avoir le bac. Pas de diplôme non plus à la sortie de l'école... Un petit détail qui risque d'en refroidir plus d'un, mais qui est cohérent avec le discours de Xavier Niel.
Du côté des moyens, l'école est dotée de locaux modernes en plein Paris, et chaque étudiant disposera d'un iMac 27" personnel, accessible 24h/24 et 7j/7, et les fondateurs promettent la présence permanente de personnel d'encadrement. Pour financer tout ça, point de frais de scolarité, puisque contrairement à la plupart des écoles privées (dont l'EEMI, qui réclame 7500€ par an), 42 sera gratuite. C'est pour l'instant Xavier Niel qui finance l'opération, avec un investissement de 20 millions d'euros, qu'il est prêt à compléter avec 50 millions d'euros supplémentaires sur les dix années à venir, même s'il espère aussi que des entreprises viennent également apporter leur contribution.
Il se murmure également que les anciens étudiants pourraient être mis à contribution, en reversant une partie de leur salaire après leur sortie de l'école, mais aucune information officielle n'a confirmé ce point.
Il reste maintenant à voir si 42 va réussir son pari de devenir une formation de référence dans le domaine de l'informatique. Espérons que ce sera le cas, sans quoi les premiers élèves risquent de payer les pots cassés, en consacrant plusieurs années à une formation sans débouché. Très ambitieux, Xavier Niel semble en tout cas convaincu des chances de succès de ce projet, et va jusqu'à estimer qu'il pourrait mener à la création de 10 000 emplois par an en France. Un brin optimiste quand même, mais sait-on jamais...
TV: Intel serait proche d'un accord avec les propriétaires de contenus
On sait qu'Intel a officiellement l'intention de se lancer sur un nouveau marché, celui de la TV à la demande. Pour cela le fondeur a développé la partie matérielle, une box à brancher sur son téléviseur et se doit maintenant de régler le problème le plus délicat, négocier des accords avec les propriétaires de contenus. Selon Bloomberg, qui cite des sources bien informées, les négociations seraient proches de leurs conclusions et le fondeur serait sur le point de signer avec NBC, Universal, Time Warner et Viacom, qui à elle quatre pourront lui permettre de proposer dès le départ une offre très diversifiée. Disney et CBS seraient plus hésitants à signer.
Mais déjà avec les quatre premières dans son escarcelle, Intel pourra lancer un service proposant un éventail très large de contenus, le point le plus important pour vendre ses box et services.
Cela promet une belle bataille avec Netflix, Apple ou encore Google, qui font tout pour s'imposer sur ce marché et toucher des commissions sur les contenus visionnés.
S'il peut paraître surprenant de voir Intel aborder ce marché, cela ne l'est pas forcément étant donné que l'essentiel des box et télévisions connectées vont utiliser des processeurs ARM. Le fondeur a donc décidé de venir aussi sur ce segment avec ses processeurs x86 plutôt que de laisser ARM régner seul et sans partage.
Intel lancera en mai une nouvelle gamme Xeon Phi
Si Intel est chahuté sur le marché grand public par les processeurs ARM, la société l'est dans le monde des supercalculateurs par Nvidia, qui vend de plus en plus de ses cartes graphiques recyclées pour faire du calcul massivement parallèle. Les cartes Tesla basées sur l'architecture Kepler sont de plus en plus souvent utilisées pour créer des machines très puissantes, surtout dans le monde de la recherche.
Afin de ne pas se laisser distancer, Intel a lancé ses cartes Xeon Phi.

Techniquement il s'agit en résumé du recyclage du projet Larrabee, qui voulait utiliser des puces x86 pour créer des cartes graphiques. Intel n'est jamais arrivé à finaliser ce projet mais l'a détourné en proposant des cartes dotées de nombreux cœurs x86 (jusqu'à 60) fonctionnant en parallèle.
Intel en a sorti une première génération et va en proposer de nouveaux modèles d'ici la fin du premier trimestre. A la place du seul modèle 5110P actuellement commercialisé, la société en proposera 4, les 3120A, 5120D, 7120P et 7120X.
On sait que la 3120A aura déjà une puissance de calcul de 1 Téraflop en calcul double précision et que ce sera la moins puissante de ces cartes. Cela permet d'ouvrir des perspectives inédites en plus d'une belle bataille avec Nvidia.
Ainsi, il va devenir envisageable avec des PC "de base" ou avec des Mac Pro si Apple le propose un jour, d'avoir des puissances de calcul que l'on ne pouvait envisager il y a seulement quelques années, de quoi faire des calculs scientifiques complexes ou de manière plus "pratique" de faire du montage en temps réel de films HD avec des traitements de l'image en temps réel à un prix très largement inférieur aux stations de travail dédiées.
AMD et Nvidia lancent la guerre du millieu de gamme
Habituellement les fabricants de cartes graphiques se lancent une guerre sur le haut de gamme, le fer de lance qui grâce à son aura permet de vendre ensuite toutes les déclinaisons moins puissantes.
Ayant des problèmes financiers, AMD a abandonné la bataille du haut de gamme, préférant se concentrer sur les produits qui font le plus gros des ventes, les cartes sous les 150$.
Elle a lancé pour ces raisons la semaine dernière sa Radeon HD 7790.

Les premiers tests montrent un produit plutôt équilibré et bien placé, ou plutôt montraient. En effet, Nvidia a répliqué en lançant sa GTX 650 Ti Boost.

Proposée au même tarif avec la même quantité de mémoire, 1 Go, elle fait bien mieux même si elle est plus bruyante.
Nvidia semble vouloir chercher le KO de son adversaire et y met les moyens. Il faut dire que le marché est actuellement morose de par la conjoncture économique mais aussi à cause d'Intel, qui met maintenant des solutions graphiques intégrées (et de plus en plus puissantes) dans ses processeurs. Historiquement il n'y a jamais eu de place pour trois fabricants de cartes graphiques plus de quelques années. Si Intel continue à pousser sur ce segment, il est probable qu'AMD ou Nvidia finira par abandonner ce marché et le résultat de la guerre se joue maintenant dans cette bataille.
Samsung aurait un projet " Kill Taïwan"
Des médias racontent que les dirigeants de Samsung seraient en train de mettre en place une stratégie appelée " Kill Taïwan".
Elle viserait, comme son nom le laisse deviner, à aller détruire en la reprenant à son compte l'industrie électronique de Taïwan en commençant par un de ses fleurons, la fabrication de puces, avec en tête TSMC. Depuis quelques années TSMC a réussi à developper un savoir-faire pratiquement unique (mais quand même derrière celui d'Intel) qui lui permet aujourd'hui de graver toutes les cartes graphiques et de vouloir dans un avenir proche récupérer le plus gros client de la division de fabrication de puces de Samsung, Apple.
Samsung aurait décidé de donner un gros coup d'accélérateur à la R&D de cette division pour lui faire combler son retard et bien entendu prendre de l'avance technologique et sur les tarifs pratiqués. Si TSMC si dit confiant dans ses capacités à garder Samsung à distance, cette dernière a aujourd'hui à l'échelle du conglomérat des moyens financiers colossaux, très loin devant TSMC.
Bien entendu, ces intentions portées à Samsung ne tiennent que de la spéculation mais elles illustrent un état d'esprit au niveau mondial des grands groupes d'électronique qui commencent à craindre Samsung au moins autant qu'Apple.
D'ailleurs, Apple aura son mot à dire dans cette éventuelle bataille. Si elle décide de passer chez TSMC pour graver ces puces Ax dans un futur proche, ce qui est probable, elle fera bénéficier à cette société des milliards de dollars (on parle d'environ 7 milliards par an) dont Samsung ne profitera plus pour se développer.
Intel: Des Ultrabooks Haswell à 599$ d'ici la fin de l'année
Voilà deux ans qu'Intel cherche imposer les Ultrabooks sur le marché des ordinateurs portables. Le fondeur a déployé énormément d'énergie et d'argent à convaincre les fabricants de PC de se lancer dans l'aventure et jusqu'à maintenant ses investissements n'ont pas été à la hauteur de ses attentes. Ce marché reste marginal, surtout à cause du tarif élevé de ces machines qui, contrairement aux MacBook Air, ne sont pas fabriqués en volumes suffisants pour profiter d'un effet d'échelle.
La société n'a pas renoncé, loin de là, et a affiché ses nouvelles ambitions, proposer d'ici les fêtes de fin d'année 2013 des Ultrabooks à 599$. Pour arriver à ce résultat, Intel mise très gros sur la prochaine architecture Haswell, qui proposera des modèles de puces intégrant l'essentiel de ce qui est nécessaire au fonctionnement d'un ordinateur, en particulier en fusionnant CPU et chipset, de quoi créer l'équivalent d'un SoC X86 et simplifier énormément les cartes mères.
Mais Intel a aussi investi dans les techniques de coulée du plastique pour faire baisser leurs prix, et aussi dans les batteries.
Intel, qui veut concurrencer les tablettes bien plus que les MacBook Air, a d'ailleurs défini le cahier des charges de ces machines, écran HD tactile, SSD et autonomie d'une journée. Rien ne dit pour le moment si un fabricant arrivera à remplir un tel défi pour 599$, mais étant donné l'offre actuelle c'est fort peu probable, à moins que les processeurs ne soient proposés à prix cassé, seule ligne qu'Intel a toujours refusé de franchir.
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