L'optimisation fiscale d'Apple de nouveau sur la sellette
Dans ces périodes où les états occidentaux sont de plus en plus difficiles à combler, ce que l'on appelle les optimisations fiscales des entreprises sont de plus en plus critiquées. BusinessInsider est revenu sur Apple, qui attire beaucoup les regards (comme d'autres, Microsoft ou Google par exemple) car faisant d'énormes bénéfices mais ne payant pratiquement pas d'impôts.
L'analyse précise des résultats dévoilés par Apple montre que la société aurait dans le seul quatrième trimestre fiscal 2012 envoyé 11 milliards de dollars dans des paradis fiscaux.
Au total, en Angleterre, aux Etats-Unis et dans la plupart des pays occidentaux, la société arriverait à ne payer que moins de 2% d'impôts sur ses bénéfices, chiffre à comparer aux 24% exigés en Angleterre, 33% en France ou 35% aux Etats-Unis. A titre d'exemple, la société n'a payé en Angleterre l'an dernier que 14,4 millions de livres alors que ses bénéfices auraient dû lui en faire payer 38 fois plus.
Ainsi, selon une autre analyse, ce seraient 94 milliards de dollars qui échapperaient à toute imposition aux Etats-Unis.
Bien entendu, d'un point de vue fiscal tout ceci est parfaitement légal étant donné que la loi autorise par défaut tout ce qui n'est pas interdit, et comme nous le disions Apple n'est pas la seule société et de loin à profiter des failles des législations.