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MacBidouille

Apple dépassé par Exxon, et alors ?

Pendant longtemps la presse ne parlait que des merveilleux produits Apple, leur succès ou encore le cours de bourse qui, tel la tour de Babel, semblait ne pouvoir s'arrêter qu'en touchant le ciel.
Depuis il y a eu un revirement complet et l'on ne parle plus que du cours de cette action qui s'effondre, étant passé de plus de 700$ en septembre à moins de 440$ en fin de semaine dernière après un effondrement sans précédent depuis 2008.
Cette histoire a tendance à nous conforter dans une constatation faite de longue date, la bourse, les marchés, sont un monde irrationnel dans lequel des analystes, sorte de mages ou gourous, tentent de prédire un avenir sans jamais prendre en compte leurs erreurs passées et continuent à se tromper avec une régularité affligeante.
Elle montre aussi le statut qu'a réussi à obtenir Apple ces dernières années, celui d'une société sur qui les crises économiques ne semblent pas avoir de prise, une valeur refuge comme l'est l'or et ne le sont plus les dettes d'état. Apple s'est ainsi vu reléguée au rang de société qui crée l'exploit chaque trimestre et paradoxalement, le dernier qui lui a coûté 15% du cours de son action faisait aussi figure d'exploit. Mais battre un record n'est pas suffisant pour les marchés, il faut le pulvériser et cette pulvérisation a été jugée comme trop faible...
Que le cours de l'action Apple baisse et puisse encore baisser ne nous fait ni chaud ni froid. [Personnellement j'ai toujours refusé d'avoir la moindre action d'Apple ne voulant pas que mon objectivité (ou ce que je considère comme telle) puisse être perturbée par les fluctuations du cours de cette action]. Nous achetions des Mac quand elle était au plancher de 20$ et en avons acheté à 700 et en achèterons à 300 ou 1000.

En revanche, ce que nous craignons, c'est que les marchés finissent par dicter à Tim Cook l'avenir de la société et ses produits. Contrairement à Steve Jobs, Tim Cook n'a pas la même capacité à envoyer balader des actionnaires et il a déjà cédé une première fois sur un dogme, verser des dividendes, chose que Steve avait longuement refusé.
Le risque, c'est que pour plaire au marché (mais aussi à leur portefeuille composé d'actions) les dirigeants d'Apple ne leur fassent des concessions, augmentation des marges au détriment d'autre chose ou lancement de produits de manière trop précoce. Dans ces deux cas, ce sont nous, les clients, qui pâtiront de ces choix et en fait avons déjà commencé à le subir. Cela prend la forme de mises jour véreuses, d'iMac annoncés trop tôt ou encore de Mac Pro jugé pas assez rentable repoussé aux calendes greques.

Bien entendu nous sommes largement sous-qualifiés pour seulement imaginer un début de solution à ces équations complexes, nous souhaitons seulement qu'Apple revienne au moins un peu à ses fondamentaux, penser avant tout à satisfaire ses clients avant les fonds de pension.

Pour finir notez qu'Apple a déjà visiblement commencé à changer quelque chose au profit de sa réputation. Depuis quelques semaines on n'entend pratiquement plus parler des procédures judiciaires qu'ils avaient lancées de tous les côtés et qui leur faisaient une réputation peu souhaitable. C'est un début de preuve notable de changement.

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