IBM va aussi faire son LightPeak
Au départ, la norme Thunderbolt devait utiliser des systèmes de transmission optique et portait d'ailleurs le nom de LightPeak.
Intel a abandonné les liaisons purement optiques à cause des coûts encore trop élevés des systèmes permettant de passer de l'électrique à l'optique (et le contraire).
Cette voie n'est pourtant pas oubliée pour autant et c'est IBM qui annonce avoir fait une percée majeure dans ce domaine. La société a réussi à mettre l'intégralité des composants nécessaires dans une unique puce gravée à moins de 100 nm. La technologie permettrait de connecter avec de très hauts débits des composants espacés de quelques cm ou de quelques km.
La première application pratique sera d'utiliser ces produits pour interconnecter les différents processeurs au sein des serveurs. Sachant qu'il est difficile d'interconnecter ces processeurs avec des débits très importants avec des pistes classiques gravées sur des cartes mères, les systèmes optiques assureront les échanges entre ces puces. Or, plus la bande passante entre processeurs est importante, plus ils peuvent travailler de manière efficace ensemble. IBM assure avoir réussi à assurer des connexions à 25Gbps par canal, sachant que l'on peut les multiplier.
Notez que Sony a aussi travaillé sur ce genre d'interconnexion optique mais dans le but de faciliter l'assemblage et la conception d'appareils grand public comme des téléviseurs et dont les différentes cartes électroniques ne seraient alors connectées entre elles que par un rayon laser chargé de transmettre les données.
Pour en revenir au Thunderbolt, il est fort possible que d'ici quelques années, lorsque les prix de fabrication des composants auront assez baissé, Intel revienne à des systèmes purement optiques.