Une affaire de piratage dont Sony est l'accusé
Alors que le vote solennel de la loi Hadopi 2 devrait avoir lieu le 15 septembre, une affaire vient mettre Sony Music dans l'embarras.
Sa filiale mexicaine est en effet sur le banc des accusés et doit se défendre d'avoir exploité des oeuvres sans le consentement de l'auteur.
En quelques mots, Alejandro Fernandez, un très célèbre artiste en Amérique Latine a pendant des années été sous contrat avec eux. Son contrat prévoyait la sortie de 7 albums. Après avoir rempli sa part du marché, il a décidé de passer chez Universal Music.
Malgré ce changement, Sony a continué à exploiter l'image de ce chanteur et a même poussé le bouchon jusqu'à sortir un 8 eme album, une compilation d'inédits de précédents enregistrements.
L'artiste n'ayant pas réussi à leur faire entendre raison, il a saisi la justice qui a traité Sony Music comme un pirate en perquisitionnant ses locaux et en saisissant 6000 CD pressés et les masters.
Bien entendu, cette affaire ne vient pas remettre en question le fond du problème "piratage", mais elle prouve qu'entre le noir et le blanc il existe de nombreuses nuances de gris.