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MacBidouille

News d'aujourd'hui

Apple lutte contre la loi C-22 au Canada

La loi C-22 au Canada est une loi concernant "l'accès légal".
Je n'avais rien vu d'aussi flou depuis longtemps, que ça soit en France, aux USA et au Canada.

NordVPN (fournisseur de services VPN) a annoncé arrêter de proposer ses services au Canada.
Signal (messagerie chiffrée de bout-en-bout/end-to-end) a annoncé enlever ses serveurs du Canada pour les rapatrier aux USA.
Windscribe (fournisseur Canadien de services VPN) a annoncé se délocaliser aux USA.
Apple refuse d'implémenter ce qui est demandé par la loi C-22 dans iCloud ou les iPhone.
Shopify (entreprise Canadienne de commerce en-ligne), se bat aussi contre cette loi.
Meta pour Facebook et WhatsApp se bat aussi contre cette loi.
L'EFF (Electronic Frontier Foundation), se bat aussi contre cette loi.
Des personnalités du monde des technologies se sont fortement exprimées contre, aussi bien Canadiens que non Canadiens.
Et je citerais le Québécois Yanik Guillemette : "il n'y a pas de backdoor sûre".

Elle fait donc une belle unanimité, et j'ai passé du temps à la lire, et elle est imbitable !
Un des problèmes ayant des modifications sur d'autres textes de loi, et sans "diff" : débrouille-toi.
Je ne suis pas avocat, je n'ai pas fait appel à un cabinet d'avocat, je vais donc rapporter les reproches que les uns et les autres lui font. Certains que j'ai vérifié, d'autres non.

La première chose est que les fournisseurs de services VPN doivent garder des logs de leurs utilisateurs et de leurs usages.

La seconde est que ça couvre aussi les messageries chiffrées de bout-en-bout/end-to-end.
Mais potentiellement aussi d'offrir l'accès aux messages échangées via une backdoor.

La troisième est que le stockage dans le cloud est aussi couvert, avec accès complet, comme ce qu'avaient demandé les Britanniques. Le Royaume Uni a fait marche arrière.

La quatrième serait de demander une backdoor dans chaque appareil mobile, hypothétiquement avec la possibilité d'utiliser la caméra et surtout le microphone à tout instant.
Cette partie je ne l'ai pas lu telle-que, mais cela vient de l'interprétation de certains.

La cinquième, c'est que tout ça n'a pas besoin de passer par un juge, mais qu'un simple "fonctionnaire public" (c'est quoi un fonctionnaire non-public ou privé ?!?) peut l'utiliser à tout moment, avec 24 heures de délai maximum.
C'est dans le texte. Sans juge. Sans Justice. Sans appel. Sans Recours. Sans même notification !

Certains parlent de surveillance de masse, et même si ce texte le permet, rien ne l'évoque.
D'autres condamnent l'absence de légitime surveillance par la Justice Canadienne sous le contrôle de juges.

La démocratie repose sur la séparation des pouvoirs, et ce texte donne des pouvoirs de juges à de simples "fonctionnaires publics". Ce texte en fait enlève le monopole de ces pouvoirs aux juges et à la Justice. Ces juges ne servant plus qu'à accepter a-posteriori les décisions des fameux "fonctionnaires publics". Le gouvernement et ses agences au lieu de la Justice.

J'observe que de plus en plus la protection de la vie privée est bafouée, dont en premier lieu celle des échanges privés, dans de plus en plus de pays Occidentaux.
Et pendant ce temps où on veut "protéger les enfants", ils portent la moustache ...

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