Les IA de type LLM pourraient créer une accumulation de dette cognitive

Le MIT assisté du Wellesley College et du Massachusetts College of Art and Design a étudié différents usages d'IA de type LLM et leurs impacts cognitifs sur des étudiants. PDF ici.
Les IA de types LLM, c'est par exemple ChatGPT d'OpenAI qui est le sujet de l'étude, mais aussi Gemini de Google, Claude d'Anthropic et plein d'autres. Vous échangez.
L'étude a considéré l'usage de l'IA pour assister pour des sujets, évidemment le groupe "placebo" n'utilisant pas d'IA, mais aussi un troisième groupe utilisant des moteurs de recherche pour la même tâche.
Avec un quatrième test où ceux ayant utilisé de l'IA ne devaient plus le faire, et ceux ne l'ayant pas utilisé devant alors l'utiliser. Test très intéressant !
Les conclusions sont que d'abord les étudiants ayant réalisé les tâches par eux-même en ont eu plus de satisfaction, mais aussi que leur activité cérébrale a été bien plus stimulée.
Que les LLM ont bien plus aidé que les moteurs de recherche, mais que les étudiants utilisant ces derniers ont eu une activité cérébrale supérieure (mais inférieure à celle de ceux n'utilisant ni l'un ni l'autre).
Mais aussi que les LLMs avaient créé une sorte de phénomène de "chambre d'écho", où les opinions sont influencées ou biaisées par les priorités de leurs propriétaires ...
Certains ont titré "ChatGPT rend con".
L'étude indique très clairement que ça n'est pas ce qu'il faut en conclure, certainement pas ce qu'il faut écrire.
Rien ne l'indique dans cette étude à cause de ses nombreuses limitations dont l'absence de suivi sur le long-terme, mais aussi de comparaison d'évolution des étudiant après usage de ces IA de type LLM, sans parler des faibles échantillons (étudiants, tâches et sujets).