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MacBidouille

Tim, êtes vous au courant que des gens utilisent vos produits pour bosser ?

Nous vous avons souvent relaté ici notre mécontentement de la volonté d'Apple de faire toujours plus fin, quitte à faire des concessions dans d'autres domaines.
Je vais vous relater les conséquences pratiques de cette volonté par une petite mésaventure qui m'est arrivée la semaine dernière sur un iMac 21" utilisé professionnellement. La machine est un modèle 4K acheté il y a quelques mois pour remplacer dans l'urgence un autre iMac de 3 ans qui est tombé en panne.
Cette nouvelle machine est, comme l'essentiel des iMac, dotée d'un Fusion Drive dont Apple a décidé de réduire la capacité en mémoire Flash à 28 Go contre 128 auparavant.
Clairement, cela nuisait aux performances de la machine. Tout s'est compliqué quand la semaine dernière, brusquement, le disque dur (un 2,5" de 512 Go en 5400 tours par minute) a décidé de lâcher.
Se retrouver avec un panneau sens interdit au moment de commencer à bosser est désagréable, prendre quelques minutes pour faire un diagnostic précis de la panne et en découvrir la source est un cauchemar sur une telle machine.
Dans ma vie, j'ai changé un nombre incalculable de disques durs en panne, c’est devenu presque une routine et je l’ai fait à de très nombreuses reprises sur des iMac où la chose est certes un peu plus compliquée, mais pas tant que cela.

Les pannes de disques sont régulières, sans être fréquentes, et en changer est devenu une chose usuelle. Quand on me demandait pourquoi le disque ne fonctionnait plus, je répondais simplement : parce que cela arrive.

En revanche, que faire sur une machine où tout est collé et sous garantie ?

Hélas, pas grand-chose. Certes, on peut sans immenses difficultés décoller la dalle, mais il est bien plus facile de trouver un disque dur 2,5 pouces dans le commerce que les adhésifs nécessaires au remontage de la machine.

Elle a donc dû être déposée en urgence dans un SAV. Bon, je dois vous avouer ici que j’ai pu la faire passer en priorité. Il faut toutefois savoir que les SAV doivent faire un diagnostic (ici confirmer le mien) puis commander la pièce à Apple, ce qui fait perdre du temps. Ayant prévu le coup, je suis arrivé avec un SSD en demandant de le mettre au plus à la place du disque en panne.
Bien m’en a pris, le disque de remplacement qui devait arriver le lendemain ne leur est parvenu en fin de compte que deux jours plus tard...

Bref, pour un composant que l’on sait faillible et qui dans le monde entier est facile à remplacer sur n’importe quelle machine, en quelques minutes, il aurait fallu dans ce cas trois à quatre jours pour le faire.
Certes, l’iMac est maintenant très léger par rapport à des modèles plus anciens, cela est utile quand on l’achète, et quand on doit le transporter au SAV.
Certes, il est plus fin, mais à moins de passer sa vie à le regarder de profil...

Donc, il faut savoir une fois pour toutes, dans ce cas, mais aussi sur les claviers des portables récents par exemple, que nous payons plusieurs fois la lubie de tout coller et de tout faire plus fin chez Apple. Nous la payons car les machines sont chères, nous la payons par une fiabilité moindre, par le temps perdu pour la moindre réparation et pour finir par le coût du SAV hors garantie.

Au niveau professionnel, le plus important est d’avoir une machine fiable et facile à réparer. A ce niveau, Apple échoue dans les deux cas. Alors, il faut avoir une machine dans un coin capable de prendre la relève au plus vite (c’était mon cas, un vieil iMac à l’écran taché de 2010) et bien entendu des sauvegardes parfaitement à jour.

Seule bonne nouvelle, l'iMac a maintenant un SSD (le Fusion drive de 28 Go ne sert plus à rien) et il en est transfiguré grâce à un composant coûtant dans les 70 euros.

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