News du lundi 12 avril 2010
Mac OS X 10.7 en retard ?
Selon Macrumors, Apple aurait pris un retard assez conséquent dans le développement de Mac OS X 10.7. Ils auraient renoncé à en offrir une bêta aux développeurs lors de la WWDC 2010 devant se tenir cet été.
Ce retard ne serait pas lié à des problèmes de développement de cette version, mais plutôt au fait que les équipes travaillant dessus auraient été réduites de manière très significative repoussant ce projet aux calendes grecques.
Ces informations ne sont bien entendu dans l'état actuel des choses que des rumeurs, mais elles ont de quoi faire peur lorsque l'on apprend qu'Apple pourrait ne pas du tout parler de cette version à la WWDC 2010 et n'en faire ses priorités que pour la WWDC 2011 avec une sortie prévue pour l'été de l'année prochaine.
Déjà la WWDC 2009 avait fait la part plus que belle au développement iPhone. Celle de 2010 risque d'être une iPhone/iPad party.
Les étranges pratiques tarifaires internationales d'Adobe concernant la Creative Suite 5
Donc, Adobe vient de dévoiler en fanfare la version 5 de sa Creative Suite, en pleine polémique concernant la volonté supposée d'Apple de tuer Flash...
Et voici quelque chose qui risque d'allumer un nouvel incendie, mais celui-ci va faire rage au pays d'Adobe.
Je veux parler de la politique tarifaire d'Adobe en dehors des USA.
Jetons un coup d'oeil à la Creative Suite 5 Design Premium, version complète, pas mise à jour. Aux USA, elles coûte 1899$ en version boîte.

En France, la même version coûte... 2749,60€ TTC. Cela comprend 19,6% de TVA, donc on l'enlève pour être honnête et cela donne 2299€ HT.

Pour pouvoir comparer, convertissons les $ en €, ce qui nous fait la CS5 design premium en boîte à 1397,85€ aux USA contre 2299€ en France, soit grosso modo 900€ de plus en France.
L’excuse habituelle qu’Adobe sert à ses clients est que la différence de prix découle des coûts de localisation (« traduction ») de ses logiciels dans les diverses langues. Mais à ceci je réponds « calembredaines et billevesées! » car 1) le coût de localisation peut très bien être inclus dans le coût global de développement, comme le font la majorité des entreprises et 2) si l’on regarde le prix de la CS5 Design Premium en portugais sur le Adobe Store portugais, elle coûte 1899€ HT, soit environ 400€ de moins que la version française sur le store français. Si les coûts de localisation étaient vraiment à la source du surcoût, la version portugaise serait plus chère, dans la mesure où Adobe doit sans doute vendre moins de copies de la CS5 en portugais qu’en français.

AndPar ailleurs, si l’on regarde le prix de la version française (ou espagnole) réservée au marché US sur le store Adobe US, ont voit que le coût de localisation est de... zéro :

Conclusion : Adobe détrousse ses clients internationaux comme un vulgaire bandit de grand chemin.
Et puis, il y a l’étrange affaire des versions boîtes et des versions téléchargeables. Vous pouvez effectivement acheter la CS5 en version boîte, avec (évidemment) sa boîte, un ou plusieurs DVD d’installation et sans doute toute une série de brochures, notices etc. Mais vous pouvez également choisir d’acheter une version 100% numérique téléchargeable depuis les serveurs d’Adobe, ce qui veut dire que vous n’avez pas tous ces bidules physiques à base de papier et de plastique et que, en plus, vous devrez en faire une copie de sauvegarde quelque part juste au cas où. La logique voudrait que la version téléchargeable soit moins chère, puisqu’elle coûte bien moins à produire pour Adobe.
Que nenni : sur le store US, les versions boîte et téléchargeables sont exactement au même prix :

En France, la version boîte coûte 2749,60€ TTC et la version téléchargeable coûte... 2781,79€, soit 32,19€ de plus!

J’adorerais voir Adobe essayer de justifier (j’écris « justifier » car je suis certains qu’ils pourraient l’expliquer) cette différence de prix. Peut-être que, lorsque vous achetez la version téléchargeable, Adobe doit payer un employé pour ouvrir une version boîte, la ripper sous forme de fichier .dmg et la mettre manuellement sur un serveur FTP pour que vous puissiez la télécharger, ce qui expliquerait le surcoût?
Cette histoire, conjuguée au barouf actuel autour de Flash et d’Apple, me fait penser qu’Adobe essaie très très fort d’être Microsoft à la place de Microsoft.
Apple Store: Darty cède la place à Vélizy
Un de nos lecteurs fidèle du centre commercial de Vélizy a constaté que l'enseigne Darty avait déménagé au second étage.

Il a appris que ce déménagement était lié à l'arrivée de deux nouvelles enseignes, l'une d'entre elles étant un Apple Store. Il serait intéressant de savoir combien Apple a payé pour convaincre Darty de se déplacer.
Trop de 3D va tuer la 3D ?
Toute l'industrie télévisuelle et cinématographique n'a plus qu'un terme en tête, la 3D. Elle a participé au succès planétaire du film Avatar, et se veut le tremplin de croissance de ces secteurs, incitant les gens à aller au cinéma ou à renouveler leurs téléviseurs et autres lecteurs, dans un avenir proche.
Mais déjà, certains s'inquiètent des risques de dérives de cette technologie. C'est le cas de Jeffrey Katzenberg, CEO de Dreamworks. Il ne mâche pas ses mots a propos de certains films en production ou qui arrivent sur les écrans. Il prend en exemple le film "Le Choc des Titans" dont les effets 3D sont médiocres et ne montrent que le pire de cette technologie naissante, de quoi lui faire du tort ainsi qu'à tous les films qui arriveront ensuite malgré leur qualité supérieure.
Il n'a hélas pas beaucoup de chance d'être entendu. La 3D est devenue un argument pour inciter les gens à aller au cinéma et pour leur offrir ce que le téléchargement illégal ne peut pas encore leur donner. On va en voir passer, du bon, mais sans doutes surtout du mauvais qui mettra en avant cet argument pour tenter de palier la médiocrité du reste, car c'est évident, La 3D ne transformera pas un mauvais film en bon film.
Et encore, il y aura certainement pire. On nous a rapporté que certains sont en train de faire travailler des fermes d'ordinateurs, pour transformer d'anciens films et en faire des versions intégrant un zest de 3D. Bien entendu on sera très loin de ce que l'on obtiendrait en filmant réellement avec des caméras spéciales. Ce serait tout particulièrement le cas du spécialiste des re-sorties de films, à savoir Georges Lucas dont les deux trilogies de Star Wars passeraient à la moulinette magique pour avoir droit à une énième version, une énième sortie au cinéma, et en DVD.
Retour sur la politique de mise à jour de l'iPhone OS
La sortie de l'iPad et de l'iPhone OS 4.0 a été l'occasion de mieux comprendre la stratégie à long terme d'Apple pour les mises à jour de ces produits.
- Pour l'iPad, les choses ont été clairement annoncées. Il aura droit à une mise à jour majeure de son OS gratuite, les autres étant payantes. Ainsi, ceux achetés avant l'arrivée de l'iPhone OS 4 auront droit à ce dernier gratuitement mais devront payer le 5. Ceux achetés après l'arrivée du 4.0 auront droit au 5 gratuit mais pas au 6...
- Pour l'iPhone les choses ne sont pas dites aussi clairement, mais on peut les déduire, sans trop de risques de se tromper.
- A l'image de l'iPad, chaque iPhone a droit à une mise à jour gratuite vers la version suivante de l'iPhone OS.
- En plus, il a droit à une seconde mise à jour toujours gratuite vers la version N+2, mais avec des limitations. Pour l'iPhone Edge, c''était l'absence de MMS, pour le 3G c'est l'absence de multitâche. A chaque fois, Apple met en avant des limitations matérielles, nous savons tous qu'elles visent essentiellement à accélérer le cycle d'obsolescence des appareils.
- Au delà, ils ne proposent plus de mises à jour, même payantes. Les produits sont alors figés.
- Pour l'iPod Touch, les choses sont similaires, sauf que chaque mise à jour est payante.
En fait, on se rend compte qu'ils ont appliqué une formule qu'ils utilisaient déjà avec les Mac, depuis des années : On a droit à deux mises à jour système majeures avant d'être exclus des suivantes. Récemment, Mac OS X 10.6 a carrément exclu tous les Mac Power PC de son champ d'action. Mac OS X 10.7 en fera certainement autant avec tous les premiers Mac Intel, ceux dotés de Core Duo. Leur exclusion sera certainement basée sur une impossibilité d'utiliser Grand Central ou Open CL ou encore autre chose, mais il y aura une raison qui semble imparable et certainement, comme toujours sur OS X, il y aura moyen de la contourner.
Apple contre Adobe: quand les fans jettent de l'huile sur le feu
Ce n'est un secret pour personne, les relations entre Adobe et Apple se dégradent à toute vitesse. La pomme de discorde s'appelle Flash dont Apple ne veut pas entendre parler et que la société fait tout pour marginaliser. En tant que fans d'Apple nous avons participé d'une certaine manière à cette guerre en relayant et amplifiant cette confrontation. Il était donc évident qu'à un moment quelconque les fans d'Adobe prennent le relais. C'est ce qu'a fait Lee Brimelow un "évangéliste" Flash employé d'Adobe sur son blog personnel. Sans mâcher ses mots il a demandé à Apple d'aller se faire voir et même de faire des choses anatomiquement impossibles avant de pondérer ses propos à la demande expresse d'Adobe. Il a juré de ne plus donner un centime à Apple tant qu'ils continueraient à avoir un tel comportement.
Sachant que cette affaire va forcément rebondir et que nous avons nous aussi dans nos rangs des "évangélistes" plutôt extrêmes, il est temps de relativiser ou plutôt de remettre certaines choses à leur place.
Adobe et Apple sont deux sociétés multinationales comme il en existe tant. Toutes deux sont avant tout des sociétés dont le but est de faire le plus gros chiffre d'affaire possible en vendant des produits. Comme nombre de ces multinationales, elles sont en même temps complémentaires sur de nombreux points essentiels pour elles et en même temps farouches concurrentes sur d'autres. Ce cas est très loin d'être exceptionnel, mais ce qui l'est c'est justement cette bataille médiatique. Pour faire bref, Apple utilise des produits emblématiques pour faire du tort à un produit sur lequel Adobe a beaucoup misé et qui semblait incontournable.
Malgré tout, cette bataille aurait dû rester telle qu'elle était il y a 18 mois, ne faisant parler d'elle que de temps à autre et restant une guerre larvée entre deux entreprises concurrentes. Mais depuis, Steve Jobs s'est directement impliqué, critiquant publiquement Adobe, mais aussi la qualité de ses ingénieurs, franchissant le Rubicon et en faisant une affaire personnelle.
Et là on tombe dans la grande spécificité d'Apple, certainement la seule société de cette taille aussi dépendante d'un seul homme. Ce que dit Steve Jobs devient obligatoirement la ligne de conduite de l'entreprise. De son côté, Adobe continue à tout faire pour ne pas envenimer les choses, mais Apple a assez de carburant pour alimenter tout seul ce brasier géant.
La vraie question qui reste entière, est de savoir comment va finir cette guerre. Apple a beau critiquer Flash et Adobe, ils n'en demeurent pas moins dépendant d'eux. Imaginez une seconde qu'Adobe annonce son intention de ne plus porter une future CS6 sur Mac OS X. Ce serait un tremblement de terre. Certes, ils y perdraient de l'argent, mais Apple aussi, nombre de créatifs ne pouvant se passer de la suite d'Adobe. Tout ceci est fort compliqué, et il est évident que le seul moyen d'arriver à faire la paix impliquera de dépassionner le débat. Or, on en est encore loin.
Intel reverra à fond ses SSD au premier trimestre 2011
Fudzilla a obtenu confirmation de ce dont on avait entendu parler le mois dernier à propos des futurs SSD d'Intel. Ils sortiront au premier trimestre 2011. De nouveaux SSD professionnels dans des capacités de 100, 200 et 400 Go. Ils utiliseront de la mémoire Flash MLC gravée en 25nm et seront très rapides, assez pour nécessiter une interface SATA III.
Ils creuseront un peu plus l'écart avec les disques durs à plateaux dont les performances semblent avoir atteint un plafond difficile à dépasser au delà des échanges entre leur mémoire cache et l'interface. Grâce à leur mémoire gravée plus finement, ces SSD devraient aussi réduire un peu l'écart énorme qui subsiste sur leur prix au Gigaoctet, mais cette bataille ne sera pas gagnée par les SSD avant longtemps.
iChat et réseaux sociaux de l'iPhone OS 4.0
9to5Mac rapporte des découvertes faites dans l'iPhone OS 4.0 qui préfigurent bien des choses dont Apple n'a pas parlé.


On y trouve des allusions très claires à une version d'iChat mobile avec des conversations vidéo encodées. Il semble clair que le prochain iPhone gagnera enfin le support de la visioconférence.
On y découvre aussi des fonctions qui ouvrent des perspectives sur le futur des réseaux sociaux à la sauce Apple. On y parle de salon iChat et même de modérateurs ce qui implique qu'ils seront publics. 9to5Mac présume qu'Apple pourrait les utiliser en support de son réseau communautaire articulé autour du jeu qu'Apple veut créer.
Voilà qui va ouvrir un champ de réflexion considérable.
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