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MacBidouille

Bataille entre les Majors du cinéma et les exploitants de salles sur fond de location numérique

En France (et aussi en Europe), il existe des règles très contraignantes sous l'égide de ce que l'on appelle la chronologie des médias qui définit l'ordre dans lequel un nouveau film peut être diffusé.
Ainsi, il démarrera sa carrière en salle. Quatre mois plus tard il pourra être vendu sous forme de DVD, Blu-ray ou proposé en VOD (payante à l'acte). 10 mois après sa sortie il pourra être proposé sur certaines chaînes de TV payantes et ainsi de suite.
Il n'existe pas de cadre aussi rigide aux Etats-Unis et tout se décide par contrats.

Bloomberg rapporte que les Majors (sauf Disney) cherchent à bousculer cette suite bien rodée. Elles cherchent à trouver des accords avec les diffuseurs en ligne comme Apple afin de proposer les nouveaux films en location seulement deux semaines après leur sortie en salle. Le prix de cette location précoce serait assez élevé, 30 à 50$. Bien entendu cela ferait les affaires des diffuseurs comme Apple mais pas celui des exploitants de salles de cinéma, qui sont farouchement opposés à de tels accords qui viendraient empiéter sur leur business.

Les Majors vont ainsi pouvoir mettre la pression sur ces exploitants et les mettre face à des concurrents directs. Ces exploitants sont toutefois prêts à se battre pour éviter cette concurrence et pourraient boycotter des films qui seraient proposés en VOD peu de temps après.

Les Majors espèrent pouvoir lancer ces offres précoces en début d'année prochaine, qui auraient pour elles d'autres mérites, aider à lutter contre le piratage en proposant une offre légale et compenser la baisse de vente des DVD.

En France il y a peu de chances qu'un tel bouleversement de la chronologie des médias puisse intervenir. Outre les résistances de tous les acteurs, les aides au financement des films distribuées par le CNC font que le serpent a tendance à se mordre la queue. En effet, vous participez au financement des films futurs à chaque fois que vous allez au cinéma, un prélèvement de 10% étant effectué sur le prix de votre place, à chaque abonnement internet, à chaque abonnement à des chaînes payantes, et à chaque achat d'une vidéo (voir cet article du Monde). De plus, l'état ponctionne parfois ses caisses.
Tout changement pourrait donc bouleverser ce système de financement de la création française.

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